Une quarantaine de personnes à Steenokkerzeel pour la fermeture des centres fermés

Une quarantaine de personnes à Steenokkerzeel pour la fermeture des centres fermés
Belga

Au lendemain de la Journée mondiale des réfugiés, une quarantaine de personnes se sont rassemblées dimanche, entre 10 heures et 11 heures, à Steenokkerzeel, devant les centres fermés 127bis et Caricole. Les militants en demandent la fermeture et, d’ici à ce qu’elle intervienne, un traitement plus humain pour les migrants qui y sont détenus. La police était présente, mais il n’y a eu aucun incident. Personne n’a été arrêté non plus.

Les activistes ont déployé des banderoles avec des messages tels que « Liberté pour tous » et ont scandé des slogans comme « Pas de frontières, pas de nation. Arrêtez l’expulsion ». Les militants ont pu faire part de leur soutien via des contacts verbaux avec un certain nombre de demandeurs d’asile. La police était présente, mais n’est pas intervenue.

« Régularisation des sans-papiers »

Le « Collectif contre les rafles, les expulsions et pour la régularisation » (CRER) est à l’initiative de cette action. « Nous demandons la fermeture immédiate de ces centres d’asile et la régularisation des sans-papiers. En attendant, nous demandons également un traitement plus humain. Selon nos informations, les personnes détenues ici ne reçoivent pas suffisamment de nourriture et de soins médicaux si elles tombent malades. Il n’y a pratiquement pas non plus de mesures préventives contre le coronavirus. De plus, ils reçoivent tous beaucoup trop de médicaments pour les calmer. C’est pourquoi leur santé est souvent mauvaise », explique une porte-parole.

L’action à Steenokkerzeel s’inscrit dans le cadre de la mobilisation mondiale actuelle contre le racisme et les violences policières, souligne le CRER. L’organisation fait non seulement référence au meurtre de George Floyd aux États-Unis mais aussi à la demandeuse d’asile nigériane Semira Adamu, tuée par des policiers il y a 20 ans lors de son expulsion. Selon le collectif, les détenus sont souvent victimes de racisme et de répression de la part du personnel au sein de ces centres d’asile fermés.

 
 
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