Le chef de groupe MR à la Chambre sur les négociations fédérales: «Il faut une majorité» (vidéo)

Benoît Piedboeuf
Benoît Piedboeuf - Belga

Le chef de groupe MR à la Chambre, Benoît Piedboeuf, a insisté mardi matin au micro de Bel RTL sur la volonté de son parti de réussir à composer un gouvernement majoritaire, s’appuyant sur une alliance la plus forte possible. Mais plutôt qu’une « suédoise » (N-VA – Open VLD – CD&V – MR) additionnée du CDH et des socialistes flamands, « j’entends plutôt parler pour le moment de la ‘coalition 77’, qui intègre les socialistes et Défi et qui a 77 députés » (sur 150), lâche-t-il.

Contrairement à la première option (qui est aussi « une hypothèse »), qui totalise 76 députés, la ‘coalition 77’ comprendrait bien le PS mais pas la N-VA, avec au final un député de plus au compteur. Il s’agirait d’un mélange qui correspond à ce qu’avait publiquement mis sur la table le président de Défi François De Smet en janvier : socialistes, libéraux et écologistes des deux bords linguistiques ensemble, avec ajout de Défi (ou du CDH, avec trois députés de plus).

Au contraire d’une alliance incluant la N-VA, cette ’coalition 77’ n’aurait pas de majorité dans le groupe linguistique néerlandophone, ce qui risque bien de gêner aux entournures. En revanche, elle s’appuierait sur une majorité côté francophone, au contraire de la suédoise élargie au cdH et au sp.a qui ne bénéficierait que de 19 députés sur les 61 francophones.

Pas de tripartite classique

Les présidents socialistes Conner Rousseau et Paul Magnette avaient remis la semaine dernière à la Première ministre Sophie Wilmès le résultat de leurs discussions en vue d’un prochain gouvernement centré sur la relance, après l’expiration des pouvoirs spéciaux du gouvernement minoritaire actuel (MR – Open VLD – CD&V). Les deux hommes concluaient que la meilleure piste serait celle d’une « tripartite classique » associant les familles socialistes (PS – SP.A), première famille au parlement, libérale (MR – Open Vld), et les centristes et démocrates chrétiens (CDH – CD&V). Une coalition minoritaire mais qui s’appuierait sur des soutiens extérieurs en fonction des propositions.

La piste a été rapidement et poliment mise de côté par le (lui aussi minoritaire) trio gouvernemental actuel, dont les présidents de parti ont préféré annoncer qu’eux-mêmes allaient se lancer dans des explorations pour élargir leur propre coalition.

Explications de Benoît Piedboeuf, toujours sur Bel RTL : « la tripartite classique, ça veut dire un gouvernement minoritaire, ça veut dire un gouvernement où le Vlaams Belang va encore faire le jeu au parlement, une fois il va passer à gauche, une fois à droite, et ils sont les rois de notre pays (…) Quand vous dépendez de ce que certains veulent bien faire, quand ils veulent le faire, vous n’avancez pas beaucoup. Il faut une majorité, il n’y a rien à faire ».

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