Les ventes d’abonnements aux journaux en forte hausse pendant le confinement

Les ventes d’abonnements aux journaux en forte hausse pendant le confinement

« Le Soir » a multiplié ses ventes d’abonnements par 4,5 en mars et par 2,5 en avril, par rapport à un mois habituel. «La hausse concerne surtout les abonnements numériques, mais le papier a également connu une forte activité», détaille le directeur du Soir, Olivier de Raeymaeker, qui précise encore qu’il s’agit de ventes propres, hors partenariat. En mars, avril et mai, les titres de Sudpresse ont quant à eux recruté deux fois plus d’abonnés qu’en période normale, tant sur le numérique qu’en papier.

Tous les éditeurs affirment que le nombre d’abonnés à la version imprimée de leur journal reste stable. C’est surtout le numérique qui croît. A la Libre, la hausse est de l’ordre de 30% entre fin mars et fin avril, indique le directeur général d’IPM Denis Pierrard. La DH, autre titre du groupe, a résisté malgré l’annulation de l’Euro de foot, «un peu rattrapée par le Covid», analyse-t-il.

La hausse des abonnements digitaux s’élève à environ 60% en avril et mai à l’Avenir, selon son directeur commercial Benoit Rosier. «Reste à voir si ces nouveaux lecteurs resteront fidèles. Vont-ils conserver le temps de lecture qu’ils avaient pendant le confinement? Auront-ils le même besoin d’information?», s’interroge-t-il.

Les ventes aux numéros et d’abonnements chez Mediafin, qui édite l’Echo et le Tijd, ont pour leur part augmenté d’un peu plus de 10% entre début mars et fin mai. La crise du coronavirus a donc confirmé la tendance vers le digital: seul un nouveau lecteur de l’Echo sur 7 choisit de recevoir la version papier du journal pendant la semaine. Ici aussi, malgré le boom du numérique, le nombre d’abonnés papier reste stable.

Même phénomène en Flandre

En Flandre, Mediahuis, qui édite De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg, a vendu 50% de nouveaux abonnements en plus en mars, avril et mai, principalement en numérique. Chez DPG Media, éditeur entre autres de Het Laatste Nieuws, Humo et De Morgen, les nouveaux abonnements ont doublé entre la mi-mars et la fin avril, ici encore surtout en digital.

La vente au numéro sous pression

Concernant les ventes au numéro, un marché déjà en baisse en dehors de la crise, «la dynamique a été soutenue pour le Soir là où les points de vente sont restés ouverts, mais nous avons souffert de la fermeture ou de la faible activité des points presse des gares et aéroports», explique Olivier de Raeymaeker. Cela a également été le cas pour les titres de Sudpresse, qui a connu des pertes plus importantes dans les grandes villes par rapport aux plus petites villes et villages. Les ventes au numéro de l’Avenir ont chuté de 19% en avril et mai, soit une baisse plus marquée que la diminution de 12 à 13% habituelle. «Les navetteurs ne fréquentaient plus les points de vente. Les gens ont évité d’aller faire des courses, et spécialement les plus de 60 ans, qui constituent la clientèle de la vente au numéro», détaille Benoit Rosier.

Les revenus publicitaires de la presse ont cependant fortement diminué en raison de la crise.

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