Philippe Gilbert: «Milan-Sanremo, le Tour et les classiques sont mes grands objectifs»

Belga
Belga

Philippe Gilbert se réjouit de reprendre la compétition. Le Liégeois disputera sa première course post-coronavirus le 1er août aux Strade Bianche, en Italie, où il restera pour prendre le départ de Milan-Turin (5 août) et Milan-Sanremo (8 août), le seul des cinq Monuments qui manque à son palmarès.

Triompher dans la Primavera n’est toutefois pas une obsession, affirme le coureur de Lotto Soudal, qui aura 38 ans le 5 juillet. « Ça serait bien sûr agréable de gagner Milan-Sanremo, mais ça ne serait pas une catastrophe si ça n’était pas le cas. Ma saison, c’est plus que Milan-Sanremo, ma vie n’en dépend pas », dit-il.

« Il est important que j’aie déjà des courses dans les jambes avant Sanremo », poursuit Gilbert. « Les jeunes sont avantagés après une interruption des compétitions et au début de saison, leur moteur démarre plus vite. J’ai besoin de kilomètres et de courses pour être au top. Il ne faut pas oublier que je n’ai plus roulé en peloton depuis Paris-Nice. Il va falloir que je me réhabitue, mais ce sera le cas de tout le monde. Personne ne sait à quoi s’attendre après une si longue période sans course. Je préfère ne pas faire de prédictions. Nous ne savons même pas s’il y aura des courses. Je l’espère, le calendrier est là et j’en suis heureux, mais rien n’est certain. On voit des poussées du virus en Chine et en Allemagne, il faut donc parler au conditionnel. Je serai très heureux quand je pourrai de nouveau prendre le départ d’une course, je veux rester positif ».

« La Primavera en aout, ce sera bizarre »

Après les courses en Italie, Philippe Gilbert ira au Tour de Wallonie puis au Tour de France. « Milan-Sanremo, le Tour et les classiques sont mes grands objectifs », explique l’ancien champion du monde. « La Primavera n’est pas une obsession. Ça sera bizarre de la disputer en août, les conditions seront différentes. Il peut faire chaud, mais j’habite à une trentaine de kilomètres de là et je sais qu’à cette période, plus que la chaleur, c’est le vent qui peut jouer un rôle ».

Philippe Gilbert se réjouit de retrouver le Tour de France, qu’il disputera pour la 10e fois. « Nous aurons une bonne équipe au Tour, avec Caleb Ewan dans les sprints et quelques baroudeurs avec moi, Tim Wellens et Thomas De Gendt ».

Après le Tour, ce seront les classiques du printemps, exceptionnellement disputées en automne. Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sont au programme de Gilbert. Il ne sera par contre pas à Gand-Wevelgem, qui tombe le même week-end que l’Amstel Gold Race. « Il est possible de doubler Gand-Wevelgem et l’Amstel Gold Race, mais c’est compliqué », dit le Remoucastrien. « Il faut faire des choix et j’ai opté pour l’Amstel, que je pourrais peut-être gagner une cinquième fois (et égaliser le record de victoires de Jan Raas, ndlr). C’est une course qui me convient ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • PHOTONEWS_10853879-088(1)

    Par Stéphane Thirion

    Cyclo-cross

    Cyclocross: Wout Van Aert remet les mains dans le cambouis

  • Les coûts liés au matériel sont considérables même s’il s’agit d’une structure plus modeste. @News

    Le peloton en manque de vélos

  • Pas question pour Guillaume Martin et ses collègues de s’entraîner intensivement dès janvier sous peine d’être « cramé ».

    Par Eric Clovio

    Route

    Cyclisme: «Le menu hivernal est individualisé», explique Samuel Bellenoue

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous