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Une vingtaine de Belges ayant un lien avec l’extrême droite ont participé à des camps d’entraînement à l’Est

Le ministre la Justice a souligné que ces formations paramilitaires ne sont pas « illégales par définition ».

Temps de lecture: 2 min

Les services de sécurité belges ont connaissance de la participation d’une vingtaine de Belges sympathisant d’idéologies d’extrême droite à des formations paramilitaires à l’étranger au cours des dernières années. Le ministre de la Justice en a fait part dans une réponse à une question parlementaire de la députée Jessica Soors (Écolo-Groen), après des informations de presse sur des camps d’entraînement d’extrême droite en Russie. L’information figure aussi dans L’Avenir jeudi.

Les cas connus des services de sécurité belges concernent surtout des formations en Europe de l’Est et des pays de l’ex-Union soviétique.

Il n’y a pas d’indication sur d’éventuels liens directs entre le mouvement étudiant flamand Schild en Vrienden et des camps d’entraînement en Russie, mais cela n’exclut pas que des membres individuels de ce groupe nationaliste controversé aient déjà participé à de telles formations à l’étranger, selon M. Geens.

Le ministre souligne que ces formations paramilitaires ne sont pas « illégales par définition ». Certains de ces camps fournissent par exemple des services à des sociétés de gardiennage. Mais la participation à une formation en Europe de l’Est « est bien sur un élément qui est pris en compte dans la décision d’inscrire un extrémiste de droite » dans la banque de données communes.

Dans cette liste, les services de sécurité inscrivent les terroristes étrangers, terroristes domestiques, prédicateurs de haine et extrémistes potentiellement violents. La base de données contient actuellement 25 personnes ayant un lien avec l’extrême droite.

Selon M. Geens, les participants à ce type d’entraînements paramilitaires mettent en danger la sécurité nationale. Ecolo-Groen souhaite donc un meilleur suivi, avec une approche similaire pour les extrémistes de droite à la déradicalisation imposée aux combattants étrangers du groupe terroriste État islamique.

Dans L’Avenir jeudi, Cécile Thibaut, députée Écolo-Groen, déplore en outre que le ministre Geens semble prendre à la légère l’alerte donnée par cette information. « Ce qui est interpellant dans cette réponse, c’est qu’il précise que la participation à ce type d’entraînement n’est pas illégale. Il répond en toute bonne foi que des personnes membres de sociétés de gardiennage pourraient y aller s’entraîner ». « La menace est-elle prise à sa juste hauteur ? », s’interroge-t-elle. « Il faut se donner les moyens de les suivre », appuie l’élue.

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8 Commentaires

  • Posté par Crepin Julien, vendredi 26 juin 2020, 14:50

    Hum faux pas du picture editor ici. Les soldats ne sont pas d’extrême droite mais plutôt arborant un symbole anti-nazi, leur ruban. https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/le-ruban-de-saint-georges-symbole-du-patriotisme-russe-554dab0a35704bb01c341c24 Rien de très grave mais pas très à propos...

  • Posté par Gheys Patrick, jeudi 25 juin 2020, 16:35

    Et alors ? Il faut aussi interdire les jeux de rôle moyenâgeux ?

  • Posté par Van Deuren Alain , jeudi 25 juin 2020, 16:27

    Grosse mitraillette, petite kékette.

  • Posté par Haegelsteen Philippe, jeudi 25 juin 2020, 10:08

    Extrême droite, extrême gauche, il faut légiférer pour pouvoir s'en protéger.

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 25 juin 2020, 9:55

    En même temps on est loin du nombre de musulmans qui vont s entrainer dans les pays arabes

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