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Plusieurs Belges interpellés en RDC pour des commentaires racistes envers Pierre Kompany

« Qu’on l’empaille et qu’on l’expose dans un musée ce complexé », a écrit l’un d’eux.

Temps de lecture: 2 min

Trois Belges résidents de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo, ont été arrêtés ce mercredi. Cette arrestation fait suite aux commentaires racistes qu’ils ont postés sur Facebook par rapport à Pierre Kompany, actuel bourgmestre de Ganshoren, rapporte Sudinfo.

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« Qu’on l’empaille et qu’on l’expose dans un musée ce complexé », a notamment écrit l’un d’entre eux.

Plusieurs médias locaux rapportaient qu’entre trois et six Belges avaient été interpellés ces derniers jours en RDC, suspectés d’avoir tenu des propos dénigrants à l’égard du bourgmestre de Ganshoren Pierre Kompany, d’origine congolaise rapporte l’agence Belga. Ce dernier a récemment affirmé qu’il fallait que la Belgique s’excuse pour son passé colonial, une position qui est mal passée auprès de Belges résidant sur place et qui l’ont fait savoir sur les réseaux sociaux.

Une association citoyenne congolaise notamment a critiqué à son tour de telles réactions. « Nous avons constaté les propos les plus condamnables qui vont au-delà de la liberté d’opinion à cause de leur caractère raciste, dénigrant et à connotation néo-colonialiste », a ainsi écrit le Panel des experts de la société civile dans un communiqué daté du 22 juin.

Sans faire allusion à ces Belges résidant au Congo, les députés bruxellois du cdH, le parti de Pierre Kompany, ont porté plainte pour incitation à la haine à l’encontre du père du célèbre footballeur, cible constante de messages racistes ces derniers jours.

Interrogé par la RTBF sur des Belges convoqués par les autorités congolaises, le bourgmestre de Ganshoren a indiqué que ce qui pouvait se passer ailleurs n’était pas de son ressort avant de préciser que, selon lui, deux Belges résidant à Lubumbashi et deux à Kinshasa devaient s’expliquer face aux autorités. « Je n’aimerais pas être à leur place, mais eux-mêmes ne vivent pas ce que je vis », a-t-il commenté. Toujours d’après des médias locaux, une mesure d’expulsion pourrait être prise à l’égard de ces quelques Belges.

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32 Commentaires

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, samedi 27 juin 2020, 7:56

    Des belges bien racistes qui se font du fric en Afrique sur les dos des "petits noirs"...

  • Posté par DE SCHRIJVER Edgar, samedi 27 juin 2020, 15:12

    Soixante an plus tard, il y aurait donc encore des "petits noirs". Pourquoi les qualifiez-vous encore comme ça ? Un fond de racisme peut-être ? (ce mot est à la mode actuellement)

  • Posté par VERDOODT-COLART Jean-Marie, vendredi 26 juin 2020, 17:55

    Si on commence à expulser tous ceux qui se rendent coupables de propos racistes, que ce soit du Congo, de la Belgique ou d'ailleurs, on n'a pas encore fini. Mais cela pourrait remplir les avions...!!

  • Posté par LEDRU Bernard, vendredi 26 juin 2020, 17:32

    Condamner l’expression haineuse, c’est diminuer la liberté d’expression sans résoudre le problème de fond. Pire qu’inefficace est la condamnation qui nourrit le mal qu’elle vise à combattre. Le fouet ne rend pas le chien plus aimant. Utiliser la justice contre la haine, c’est comme utiliser une aspirine contre un cancer. Toute utilisation de la justice contre l’expression d’une souffrance ne fait qu’ajouter de la souffrance à la souffrance. Condamner quelqu’un pour avoir dit ne permettra pas d’enlever la haine. La condamnation ne sert alors qu’à limiter l’expression de cette haine. En matière d’expression, la justice est l’école de l’hypocrisie.

  • Posté par K. Jamal, vendredi 26 juin 2020, 11:02

    Etre raciste et manger le pain des congolais à Kinshasa et à Lubumbashi en 2020, c'est l'essence même du colonialisme.

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