Les phoques ont été plus nombreux à fréquenter la Côte belge en 2019

Les phoques ont été plus nombreux à fréquenter la Côte belge en 2019

La présence de phoques sur la Côte belge a encore augmenté en 2019. Des observations plus surprenantes de deux tortues luth, quelques poissons-lunes et une baleine à bosse ont également été rapportées, a indiqué vendredi l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) dans son rapport annuel de 2019, auquel l’Université de Gand, l’Université de Liège et Sealife Blankenberge ont collaboré.

Dans le port de Nieuport, des phoques communs se sont appropriés depuis peu une aire de repos où ils sont souvent plus de 10 à se rassembler. Les phoques gris ont également déjà fait quelques apparitions sur les côtes belges. En revanche, le nombre d’échouages augmente lui aussi. L’année dernière, 47 phoques morts ou agonisants se sont ainsi échoués sur nos plages. Par ailleurs, le SeaLife de Blankenberge a secouru 26 phocidés en difficulté, soit 11 phoques gris et 15 phoques communs.

Deux tortues luth, très rarement observées dans la partie belge de la mer du Nord, ont également été aperçues en 2019. La première, mesurant près de deux mètres, avait été aperçue depuis un voilier près d’Ostende et l’autre se trouvait à sept kilomètres au large des côtes d’Oostduinkerke.

La présence de poissons-lunes est en revanche moins exceptionnelle. Durant les mois d’été, ils sont parfois remarqués en mer et ils s’échouent de temps à autre, surtout vers la fin de l’année, lorsque l’eau devient froide. On en trouve surtout dans les eaux plus profondes de la Manche occidentale et dans l’Océan Atlantique, l’espèce évitant les eaux d’une température inférieure à 10ºC.

Selon les chercheurs, la présence des tortues luth et des poissons-lunes dans les eaux belges pourrait s’expliquer par des apports inhabituels d’eaux de l’Atlantique.

Le rapport montre également que 51 marsouins se sont échoués en Belgique en 2019, un chiffre moins élevé que les années précédentes. Plus de la moitié étaient dans un état de décomposition avancé et, souvent, la cause de leur mort n’a pas pu être déterminée. Quatre marsouins ont été victimes d’une prise accidentelle et quatre autres ont été tués par un phoque gris. Le seul autre cétacé à s’être échoué en Belgique était un dauphin commun, également dans un état de décomposition très avancé.

 
 
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