Elections municipales 2020: Perpignan, la première cible du Rassemblement national

Elections municipales 2020: Perpignan, la première cible du Rassemblement national
AFP

La ville concentre toutes les attentions du Rassemblement national. Depuis 1995 et 1997, lors de la prise de Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles, l’extrême droite n’a plus été en mesure d’emporter un tel trophée. C’est Louis Aliot, ancien vice-président du parti, qui relève le défi dans une ville minée par la pauvreté et le chômage. Arrivé largement en tête au premier tour (35,6 % des voix), le député RN a tenté de gommer son étiquette partisane pour se notabiliser et prétendre incarner un « lepenisme tranquille ».

Mais l’opération « séduction » à ses limites. Pour le deuxième tour, ses adversaires se sont rassemblés derrière le maire LR sortant Jean-Marc Pujol, arrivé deuxième lors du premier tour mi-mars (avec 18,44 % des voix) pour constituer un front républicain comme lors des précédentes municipales en 2014. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce front s’est constitué sans enthousiasme, les nouveaux « amis » du maire n’ayant cessé de fustiger son usure et son clientélisme avant le premier tour. Des colistiers de l’ex-candidat marcheur Romain Grau ont même rejoint la liste du RN.

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