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Dans l’Arctique russe, une nouvelle pollution, un mois après le rejet d’hydrocarbures

Des eaux usées, utilisées pour le traitement du minerai, ont « débordé d’un réservoir », a indiqué la compagnie.

Temps de lecture: 3 min

Le géant minier russe Nornickel a rapporté dimanche un rejet d’eaux usées dans l’une de ses usines d’enrichissement de minerai dans l’Arctique, un mois après une pollution sans précédent aux hydrocarbures dans la même région.

Selon un communiqué publié sur le site de Nornickel, l’incident concerne l’usine d’enrichissment de Talnakh, située près de la ville arctique de Norilsk. Les eaux usées, utilisées pour le traitement des minerais extraits de la région, ont « débordé d’un réservoir » dimanche et se sont déversées dans la nature, selon la compagnie.

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Ce rejet a ensuite été « stoppé » par le personnel de l’usine et il ne représente « aucune menace de fuite de déchets », selon Nornickel.

Les services du ministère russe des Situations d’urgence sur place, cités par l’agence publique Ria Novosti, ont toutefois évoqué un risque de contamination de la rivière Kharaïelakh avoisinante par des substances toxiques.

Le Comité d’enquête russe a confirmé dans un communiqué un « rejet non autorisé de déchets liquides dans la zone de toundra » près de Talnakh et annoncé l’ouverture d’une enquête.

Le journal d’opposition Novaïa Gazeta a pour sa part affirmé que l’usine rejetait illégalement à dessein les eaux usées dans la nature et publié des images de la zone. Selon ses correspondants locaux, les employés de Nornickel ont démonté les tuyaux de rejet à la hâte lors de l’arrivée sur place des enquêteurs et services d’urgence.

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Une porte-parole de Nornickel, Tatiana Egorova, a confirmé à l’AFP que les employés de l’usine avaient pris la décision de « rejeter de l’eau purifiée du réservoir » et qu’une enquête interne était en cours.

Il s’agit du deuxième incident de ce type en un mois dans la région : le 29 mai, 21.000 tonnes de carburant que contenait le réservoir d’une centrale thermique appartenant à Nornickel se sont déversées dans la rivière Ambarnaïa et les terrains proches, teintant les cours d’eau en pourpre.

Le président Vladimir Poutine avait alors décrété l’état d’urgence dans cette région de l’Arctique russe riche en minerais et en charbon.

Les autorités ont indiqué le 17 juin avoir terminé le nettoyage en surface de cette pollution, bien que le nettoyage complet risque de prendre « des années ».

Nornickel estime que cet accident a probablement été provoqué par le dégel du pergélisol - ou permafrost –, conséquence du changement climatique, qui aurait entraîné l’effondrement des piliers soutenant la citerne.

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2 Commentaires

  • Posté par Poullet Albert, dimanche 28 juin 2020, 20:04

    L'homme , sous le néo-libéralisme mondialisé, détruit son environnement par profit et mythe de la croissance à tout prix et détruire son environnement, c'est disparaitre soi-même .... c'est ce que font les flamingants avec la Belgique d'ailleurs, dans un autre registre !

  • Posté par Marco Polo, dimanche 28 juin 2020, 14:39

    L'être humain est vraiment une calamité pour cette planète et finira par causer sa perte... Vivement que cette espèce, soi-disant supérieure (l'être humain) disparaisse pour de bon. Ce ne sera malheureusement pas pour tout de suite bien sûr, mais un jour la nature reprendra ses droits et l'homme disparaîtra

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