Les athlètes américains veulent retrouver leur liberté d’expression aux Jeux olympiques

Les athlètes américains veulent retrouver leur liberté d’expression aux Jeux olympiques
AFP

A la suite du décès de George Floyd mort par la faute d’un policier blanc le 25 mai à Minneapolis, les mouvements de lutte contre le racisme envers les Noirs aux Etats-Unis se sont développés. Les sportifs afro-américains sont très impliqués dans ceux-ci. Le site spécialisé insidethegames.biz annonce que le Conseil consultatif des athlètes du Comité olympique et paralympique américain (USOPC AAC) a demandé dans une lettre au Comité International Olympique (CIO) de supprimer la règle controversée interdisant les manifestations d’ordre politique lors des Jeux.

La règle 50 de la Charte olympique stipule que « aucune sorte de manifestation ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans les sites, lieux ou autres zones olympiques ». Selon les instances olympiques, cette règle est destinée à protéger la neutralité du sport et du mouvement olympique.

Par leur action, les sportifs américains « ne veulent plus être réduits au silence ».

Tout le monde se souvient des Jeux olympiques de 1968 à Mexico quand les Américains le champion du 200 mètres Tommie Smith et le médaillé de bronze John Carlos avaient levé leur poing ganté de noir sur le podium lors de l’hymne américain pour protester contre le racisme.

Tous deux avaient été exclus de l’équipe américaine par leur Comité olympique pour leur geste qui reste l’une des images olympiques les plus emblématiques.

« Le mouvement olympique et paralympique honore simultanément des athlètes comme John Carlos et Tommie Smith, en les exposant dans des musées et en faisant l’éloge de leurs valeurs olympiques, tout en interdisant aux athlètes actuels de suivre leurs traces », souligne la lettre adressée au CIO.

En vertu de la règle 50, les concurrents qui protestent sur « tous les sites olympiques » – y compris les cérémonies de remise des médailles, le lieu de compétition et le village olympique – feront l’objet de mesures disciplinaires au cas par cas.

Le président du CIO, Thomas Bach, a suggéré que la règle 50 pourrait être revue dans le cadre d’un processus de consultation qui serait mené par la commission des athlètes du CIO.

 
 
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