Coronavirus - La perte de chiffre d'affaires des entreprises réduite de moitié (ERMG)

L'enquête a été réalisée auprès de 3.136 entreprises et indépendants par plusieurs fédérations d'entreprises et d'indépendants (Beci, SNI, Unizo, UWE et Voka) et porte sur la semaine du 23 juin. La quinzaine précédente (9 juin), la perte de chiffre d'affaires estimée était encore de 23% et de 26% la semaine du 26 mai. Au plus fort de la crise, la perte de chiffre d'affaires était de 36% (semaine du 6 avril).

"Bien que ces chiffres soient quelque peu encourageants et reflètent l'impact positif des différentes phases d'assouplissement des règles de confinement, ils indiquent que la reprise complète, après la perte des ventes, prendra du temps", souligne l'ERMG dans un communiqué. D'ailleurs, à ce stade, huit entreprises sur 10 interrogées ne s'attendent pas à retrouver au cours du troisième trimestre le même niveau de chiffre d'affaires qu'avant la crise.

Alors qu'il y a deux semaines, l'amélioration était particulièrement marquée dans les secteurs ayant connu une baisse plus importante de leur chiffre d'affaires pendant le confinement, cette fois-ci, l'amélioration est également constatée dans d'autres secteurs dont l'activité était initialement moins touchée, tels que les services aux entreprises, l'industrie et les services d'information et de communication.

L'horeca est un des secteurs dont la situation s'est améliorée le plus sensiblement au cours des deux dernières vagues de l'enquête. La baisse du chiffre d'affaires rapportée par les entreprises interrogées de ce secteur par rapport à la situation d'avant la crise est retombée de 85% à la fin de mai à 75% au début de juin et à 50% cette semaine.

Mais l'horeca reste le second secteur le plus touché par la crise après celui des arts, spectacles et services récréatifs. Cette semaine, les entreprises interrogées de ce dernier secteur indiquent en effet un chiffre d'affaires qui reste inférieur de 86% par rapport à son niveau d'avant la crise.

Enfin, les entreprises interrogées se montrent moins pessimistes quant au risque de faillite: cette semaine, seuls 5% des répondants indiquent qu'une faillite est soit probable soit très probable, contre 6% il y a deux semaines et 8% il y a un mois.

Cette série d'enquêtes, coordonnée par la BNB et FEB afin d'évaluer l'incidence de la crise du coronavirus sur l'activité économique, sur la santé financière et sur les décisions des entreprises, est interrompue jusqu'à nouvel ordre. Aucune nouvelle enquête ne sera, en principe, menée en juillet ni en août.

 
 
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