Accueil Opinions Cartes blanches

«La lutte n’est pas une propriété»

Le dernier roman de Timothée de Fombelle, l’écrivain culte de la jeunesse depuis « Tobie Lolness » en 2006, ne sera sans doute pas publié dans les pays anglo-saxons. Son éditeur anglophone le lui a fait savoir. Pourquoi ? Parce que « Alma – Le vent se lève », qui vient de sortir chez Gallimard, aborde des thèmes comme l’esclavage et le combat de l’abolition alors que son auteur est blanc. L’éditeur, Walker Books, estime qu’un Blanc n’est pas légitime pour parler de cela, qu’il y a de sa part une « appropriation culturelle ». Romain Richard, philosophe, qui vit à Kinshasa, réagit.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 4 min

La lutte n’est pas une propriété. Refuser à un blanc de participer à la cause noire au prétexte qu’il est blanc et que, de ce fait, il empiéterait sur les plates-bandes d’un combat qui n’est pas le sien, voire invisibiliserait ceux dont ce serait le « vrai » combat, c’est reconduire la différenciation, pire, la division, contre laquelle on entend lutter.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Cartes blanches

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs