Airbus : le syndicat allemand IG Metall redoute une "catastrophe" sociale

"Nous nous attendons à ce que Airbus assure, en dialoguant avec les représentants du personnel, l'avenir des lieux de production" en Allemagne, et "cela passe par un renoncement aux licenciements secs", estime mercredi le syndicat dans un communiqué.

L'organisation craint une "catastrophe pour les hommes et les lieux de production" en Allemagne, qui doit inciter "les politiques à trouver des solutions pour le secteur".

Plombé par la pandémie de coronavirus, qui a plongé le secteur aérien, son principal client, dans une crise profonde, Airbus a annoncé mardi la suppression d'environ 15.000 postes en Europe, soit environ 11% de ses effectifs.

Un tiers de ces suppressions de postes doivent être réalisées en France, mais l'Allemagne est le pays le plus touché, avec 5.100 postes concernés.

"Il existe des alternatives à des suppressions de postes, telles que la diminution du temps de travail", estime le syndicat.

IG Metall appelle également le groupe aéronautique à "prolonger les dispositifs de chômage partiel".

"Dans certains lieux de production d'Airbus, le chômage partiel n'a pas été demandé une fois en deux mois : c'est un paradoxe de discuter désormais d'un tel plan de suppression de postes", juge le syndicat.

Si Airbus a annoncé ne pas exclure de licenciements, il compte sur les départs volontaires, des mesures de retraite anticipée et sur les dispositifs de chômage partiel pour les limiter.

"Les départs contraints qui auront lieu devraient être au bout du compte bien plus limités que les chiffres annoncés aujourd'hui", a indiqué mardi à l'AFP le dirigeant du groupe, Guillaume Faury.

Les dispositifs de chômage partiel de longue durée en France et en Allemagne, en fonction de leurs "modalités précises", pourraient permettre de préserver "jusqu'à 1.000 emplois" en France, et 1.500 en Allemagne, a-t-il précisé.

 
 
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