Coronavirus - Le secteur financier assez solide pour affronter et relever les défis liés à la crise

L'économie belge a subi et subit la crise actuelle, notamment en raison des mesures de confinement qui ont été en vigueur durant plusieurs semaines. Le système financier est ainsi confronté à des défis importants mais il peut se prévaloir d'une position de départ solide, pointe la BNB, selon qui il joue(ra) donc un rôle-clé dans l'amortissement de l'impact de la crise et dans le soutien à l'économie réelle.

Ces 10 dernières années, le secteur, en particulier les banques, a en effet constitué d'importants coussins de fonds propres et de liquidités, qui peuvent maintenant être utilisés pour absorber les pertes de crédit et assurer l'octroi de crédits à l'économie réelle.

D'une politique macroprudentielle préventive visant à renforcer la résilience du secteur financier, on est brusquement et radicalement passé à une politique active de crise, analyse la Banque nationale. Celle-ci est axée sur le soutien et le maintien des services financiers, entre autres par la libération partielle de coussins de fonds propres.

Dès les premiers signes de la crise, la BNB a supprimé l'intégralité du coussin contracyclique (qui est passé de 0,5 à 0%). Cette désactivation décidée en mars dernier sera d'ailleurs probablement prolongée au moins jusqu'à la mi-2021.

La Banque nationale peut également, en cas de matérialisation de risques sur les marchés immobiliers, libérer les coussins macroprudentiels constitués dans ce but. Elle demande cependant aux banques de maintenir une politique de crédit responsable, en particulier en matière de crédit hypothécaire, afin de limiter l'ajout de nouveaux risques excessifs aux bilans des établissements de crédit.

La BNB se veut très attentive, dans les semaines et mois à venir, à l'évolution des marchés belges de l'immobilier et du crédit étant donné certaines vulnérabilités sur ces marchés. Elle est ainsi prête à libérer les coussins de fonds propres macroprudentiels constitués pour les risques immobiliers si, par exemple, ces risques venaient à se matérialiser et entraînaient une augmentation substantielle des prêts non performants, prévient-elle.

Pour que le secteur financier continue à jouer son rôle d'intermédiaire financier et contribue activement à amortir l'impact de la crise et à soutenir l'économie réelle, la Banque recommande enfin aux banques d'encourager l'utilisation maximale et responsable des coussins micro- et macroprudentiels.

 
 
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