Salafisme, extrême droite et étudiants chinois mobilisent la Sûreté de l’État

Salafisme, extrême droite et étudiants chinois mobilisent la Sûreté de l’État
Photo News

Le salafisme, l’extrême droite et les étudiants militaires chinois sont les principaux défis pour la société belge, selon la Sûreté de l’État dont le rapport annuel publié ce jeudi est évoqué par les journaux ’La Libre Belgique’ et ’La Dernière Heure’.

La Sûreté assure dans son rapport continuer à surveiller l’extrémisme religieux qu’elle considère comme un « terreau favorable » au terrorisme, sans qu’il soit l’unique facteur expliquant le passage à l’acte. Elle s’inquiète particulièrement de « la forte croissance en Belgique du courant madkhaliste au sein du salafisme », jugé « totalitaire, raciste et antidémocratique » et « une menace sérieuse pour notre société inclusive » car il tend à isoler l’individu et sa famille de la société belge. La Sûreté crosse aussi l’islamisme turc, incarné par le parti du président Recep Tayyip Erdogan, le Parti de la justice et du développement (AKP). Enfin, le service de renseignement civil garde à l’œil les Frères musulmans, non violents, mais qui font discrètement de l’entrisme dans les partis politiques.

Pascal Pétry, administrateur général adjoint de la Sûreté de l’Etat, s’est exprimé à ce sujet sur la Première ce jeudi matin : « On a constaté à plusieurs reprises que le Covid était utilisé par certains comme un élément de propagande pour opposer des communautés les unes contre les autres et les rendre responsables de cette pandémie ».

Il explique que des « groupements ont utilisé le Covid pour mettre en difficulté l’image de l’Europe en disant que celle-ci n’était pas capable de gérer cette crise. »

L’extrême droite qui s’est faite présentable et participe aux élections est un autre aspect relevé par la Sûreté, soit une « extrême droite costume cravate », type Vlaams Belang. Selon les renseignements, certains activistes belges ont commencé à fréquenter des clubs de tir et à demander un permis de port d’armes. Une vingtaine d’activistes ont assisté à des formations à l’étranger.

Enfin la Sûreté note que « quelques dizaines » d’étudiants chinois militaires fréquentent actuellement les universités belges. Ceux-ci viennent en Belgique « pour y acquérir des connaissances essentielles à certains développements militaires ». Ils « emportent ensuite toutes les connaissances engrangées au sein des universités belges pour les mettre à disposition de l’armée de leur pays », détaille la Sûreté de l’Etat.

Face à ces défis, l’organe demande le triplement de son budget et le doublement de ses effectifs.

 
 
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous