Cette semaine dans «LéNA»: il ne fait toujours pas bon se coiffer afro aux Etats-Unis

Cette semaine dans «LéNA»: il ne fait toujours pas bon se coiffer afro aux Etats-Unis
Reuters

Porter des rastas, c’est une sorte de déclaration de principes face aux « canons de la beauté eurocentrés », affirme Malaika-Tamu Cooper. En tant qu’Afro-Américaine, cette propriétaire de salons de coiffure à Baltimore a été obligée de se confronter à un dilemme que les femmes d’autres ethnies ignorent sans doute : laisser pousser ses cheveux au naturel, crépus, ou les soumettre à des produits chimiques pour les dompter. Cette question est pour elle la clé afin de déterminer « comment survivre dans l’Amérique corporative blanche ». Beaucoup de femmes noires aux Etats-Unis aimeraient afficher une coupe afro, comme leurs ancêtres, mais n’osent pas. Elles sont paralysées par la crainte de perdre leur emploi ou d’être rejetées. Symboles de la lutte pour les droits civiques, les cheveux au naturel des Afro-Américains restent encore une cause de discrimination raciale aux Etats-Unis, et ce malgré des décennies de plaintes devant les tribunaux.

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