Bouchez: «Je laisse la liberté de vote aux députés MR sur la loi dépénalisant l’IVG»

Bouchez: «Je laisse la liberté de vote aux députés MR sur la loi dépénalisant l’IVG»

Le vote sur la loi dépénalisant totalement l’avortement, élargissant le délai d’interruption de grossesse de 12 à 18 semaines et réduisant le délai de réflexion de 6 à 2 jours doit normalement intervenir ce jeudi après-midi, à la Chambre. Le CD&V, le CDH, le Vlaams Belang et la N-VA sont opposés à la proposition dans sa version actuelle. La question était de savoir si le MR allait rejoindre ceux qui veulent retarder le vote en usant de la procédure parlementaire.

La réponse est non. Le MR ne se joindra pa comme un seul homme à ceux qui veulent gagner du temps, animés notamment par la crainte que le vote perturbe les négociations en cours en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. « Après réflexion entre l’intérêt du pays à avoir un gouvernement et la nécessité de faire valoir le débat parlementaire, j’ai décidé de laisser la liberté de vote à tous les députés MR », nous annonce Georges-Louis Bouchez, le président du parti.

Il précise. « J’aurais pu imposer un vote permettant de gagner du temps et d’emprunter une voie de procédure. Mais il y a longtemps que le texte de la loi sur l’avortement existe, il y a longtemps qu’on aurait déjà dû former un gouvernement et cela n’aurait pas été glorieux de faire encore traîner les choses. Il restait quelques artifices de procédure possibles mais il ne faut pas utiliser la réglementation parlementaire à des fins pour lesquelles elle n’est pas prévue. Comme c’est un vote sur une question de fond, on en revient à la tradition libérale de liberté de vote. »

Georges-Louis Bouchez ajoute que, même avec des artifices de procédure, il n’était pas acquis que le texte puisse être reporté jusqu’en septembre (ce qui aurait peut-être pu permettre la formation d’un gouvernement avant). « Mais il faut arrêter les manœuvres et aller au bout des choses. Je ne pense pas que les convictions de chacun changeront si on attend encore. On a l’occasion de poser un vote historique sur une question de tout temps cruciale dans ce pays. Que le vote soit favorable ou non à cette loi, quand on a l’occasion de trancher, il faut le faire. »

Difficile de dire si ceci permettra l’approbation de la loi cet après-midi, mais cela ôte en tout cas des armes à ceux qui comptaient sur les libéraux francophones pour obtenir un nouveau report.

 
 
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