Report du vote sur la dépénalisation de l’avortement: «Une gifle pour les femmes», dénonce Sophie Rohonyi

Report du vote sur la dépénalisation de l’avortement: «Une gifle pour les femmes», dénonce Sophie Rohonyi
Bruno Dalimonte

La députée fédérale pour le parti Défi était l’invitée de La Première ce matin pour parler de la loi dépénalisant totalement l’avortement et l’autorisant jusqu’à 18 semaines. « Je n’en ai pas dormi. Ce travail était abouti, on avait une majorité. Le texte était consensuel et porté par 8 partis de gauche comme de droite, du nord et du sud du pays  », explique-t-elle d’emblée. Elle dénonce « une gifle » pour les femmes.

Pour l’élue Défi, « il fallait tenir compte d’une réalité : le rôle du législateur, c’est d’être pragmatique. Chaque année entre 500 et 1000 femmes doivent se rendre aux Pays-Bas pour avorter parce que les conditions légales en Belgique sont trop strictes. On doit pouvoir répondre à la détresse de ces femmes, quand bien même elles sont minoritaires ».

Du marchandage politique

Sophie Royonyi a également dénoncé « des amendements déposés par la N-VA, le CD&V et le cdH qui n’apportent absolument rien de neuf par rapport à ce qui a déjà été validé à deux reprises en commission. On ne fait pas du marchandage politique, encore moins du chantage, sur le dos des femmes », estime-t-elle. Tout en interrogeant : « En quoi bloquer cette avancée va pouvoir débloquer la crise politique dans laquelle on se trouve depuis un an ? Une minorité refuse de voir une majorité parlementaire qui s’est dégagée. »

« Je n’ai jamais vu pareille manœuvre dilatoire. Quand on était dans l’opposition face à un gouvernement MR-N-VA, on est allés devant le Conseil d’État une ou deux fois. Mais pas autant pour cadenasser un débat et empêcher une avancée significative et historique pour les droits des femmes. »

 
 
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