Commission: Deliveroo et UberEats abuseraient de leur position dominante

Commission: Deliveroo et UberEats abuseraient de leur position dominante
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Le mouvement s’est développé dans plusieurs villes américaines ces dernières semaines, il a fait écho chez nous. Une cinquantaine de restaurants se sont réunis derrière le hashtag #savemyresto pour dénoncer des commissions estimées trop élevées – particulièrement en raison de la fragilisation du secteur horeca suite à la crise du covid-19 – des plateformes de livraison de plats à domicile, de type Deliveroo ou UberEats. Entreprises qui imposeraient également des campagnes de promotion aux frais des établissements.

Suite à ces dénonciations, le ministre en charge des indépendants et des PME, Denis Ducarme (MR) a saisi l’inspection économique pour suspicion de pratiques de marché abusives. Il précise également envisager « la possibilité d’intenter une action en justice contre ces deux opérateurs ou encore de saisir les autorités de la concurrence ».

De 30 à 15 % de commission

Contactée par nos soins – UberEats ne dispose plus d’équipes opérationnelles en Belgique –, la direction de Deliveroo se dit « prête à se mettre autour de la table pour en discuter avec le ministre et les intéressés ». Assurant que « chaque restaurant peut négocier individuellement sa commission (de 20 et 30 % sur chaque plat livré, NDLR), que cette dernière inclus les frais d’organisation, de transaction, d’assurance des coursiers… Pour un coût total inférieur à la mise en place d’un service de livraison interne. »

La cinquantaine d’établissements estime, quant à elle, que les pouvoirs publics doivent contraindre les plateformes à diminuer leur taux de commission à 15 % jusqu’à la fin 2020.

 
 
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