Georges-Louis Bouchez: «Ce n’est jamais un jeu de former un gouvernement»

Georges-Louis Bouchez: «Ce n’est jamais un jeu de former un gouvernement»

Le président du CD&V, Joachim Coens, et ses deux homologues de l’Open VLD, Egbert Lachaert et du MR, Georges-Louis Bouchez tentent un processus de formation, en leur qualité de présidents de parti de l’actuelle majorité fédérale. Les trois hommes, surnommés les rois mages en Flandre, tentent de rallier à leur cause le CDH, côté francophone, ainsi que le SP.A et la N-VA, côté flamand, pour former une Arizona, dont le drapeau reprend les couleurs de ces différentes formations.

Lundi, la première réunion de l’Arizona organisée par les présidents des partis gouvernementaux (MR, Open Vld et CD&V) est tombée à l’eau après les refus successifs du sp.a et du cdH de s’y rendre. Le ton est monté entre les potentiels partenaires, exception faite de la N-VA qui est restée muette.

Ce mardi matin, invité sur LN24, le président du MR, Georges-Louis Bouchez a expliqué avoir été pris de court concernant l’annulation de cette réunion. « Je ne suis pas amer, c’est un jeu qui dure depuis plus d’un an, je suis plutôt agacé. Certains prennent ça (la formation d’un gouvernement, nldr.) pour un jeu, mais ce n’est jamais un jeu de former un gouvernement mais il y en a beaucoup qui jouent et qui pensent au positionnement de leur parti. »

« Je les invite à la table des négociations, s’ils sont constructifs, ce sera à la table des négociations que ça pourra se voir », explique Georges-Louis Bouchez. « Il y a des hauts, il y a des bas comme dans toute relation humaine, mais ce qui est fondamental aujourd’hui, c’est de venir à la table. »

M. Bouchez n’a pas caché son agacement face à cette situation. Il ne désespère pas toutefois de mettre autour d’une table les partis concernés afin que les présidents des trois partis gouvernementaux présentent leur note, un document de 25 pages. « On va insister pour avoir cette réunion plénière le plus rapidement possible, le but est encore de finaliser avant la fin de la semaine », explique-t-il. « Je ne comprends pas que des gens refusent une réunion. Comment voulez-vous avancer ? »

La coalition Arizona ne disposerait du côté francophone que de 19 sièges, soit un de moins que la suédoise, déjà très minoritaire dans le groupe linguistique français de la Chambre. Le problème demeure le refus des socialistes francophones de négocier avec la N-VA, a fait remarquer le président libéral francophone.

« Si le PS veut intégrer la procédure, il n’est pas exclu », a-t-il ajouté, estimant que si le sp.a était en mesure de trouver des points d’accord avec les nationalistes flamands, cela devait être possible pour leur alter ego francophone.

Avant que les présidents du MR, de l’Open Vld et du CD&V ne reprennent la main, leurs homologues du PS et du sp.a avaient proposé une formule de tripartite classique (socialistes, libéraux, chrétiens-démocrates). Minoritaire, cette coalition supposait l’abstention soit des écologistes, soit de la N-VA. Cette formule n’est pas praticable, à entendre M. Bouchez. « Ni les écologistes, ni la N-VA ne souhaitent s’abstenir lors du vote de confiance », a-t-il assuré.

 
 
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