Accueil Monde France

France: des féministes dénoncent un «remaniement de la honte» au gouvernement

Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes « Darmanin à l’Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes », ces militantes ont été rapidement stoppées par les forces de l’ordre qui quadrillaient le quartier, proche de l’Élysée.

Temps de lecture: 2 min

En France, des militantes féministes ont dénoncé mardi lors d’actions coup de poing contre les violences sexuelles un « remaniement de la honte », après la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur et d’Eric Dupond-Moretti à la Justice.

Pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, une vingtaine de militantes se sont rassemblées près du ministère de l’Intérieur en appelant à la démission du nouveau locataire de la place Beauvau, visé par une plainte pour viol.

Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes « Darmanin à l’Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes », ces militantes ont été rapidement stoppées par les forces de l’ordre qui quadrillaient le quartier, proche de l’Élysée.

Ces manifestantes, qui répondaient à un appel spontané sur les réseaux sociaux, ont scandé des slogans hostiles au ministre (« Darmanin violeur, police complice ») mais aussi à Eric Dupond-Moretti (« Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice »), à qui elles reprochent « un désintérêt et des attaques » contre les prises de paroles de femmes victimes de violences.

À lire aussi La nouvelle équipe de Jean Castex, des paillettes sur un gouvernement de continuité

« Ce remaniement montre bien que nous ne sommes pas entendues, pas crues. La promotion de Gérald Darmanin est une blague… Cela suscite tellement de colère, de désespoir que nous poursuivrons nos actions », souligne une militante, regrettant de ne pas avoir pu « aller devant le ministère ».

M. Darmanin a été mis en cause par deux femmes début 2018, l’une pour viol, l’autre pour abus de faiblesse, des accusations qu’il réfute. Si l’enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde.

M. Dupond-Moretti, pour sa part, a été épinglé pour avoir critiqué en 2018 le fait que « siffler une femme » dans la rue « devienne une infraction pénale ». « Il y a à mon avis une hystérisation du débat qui est totalement inutile », avait-il déclaré.

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

7 Commentaires

  • Posté par WEERENS Alain, mercredi 8 juillet 2020, 12:13

    1. Darmanin: être visé par une enquête ne signifie pas être coupable. Ne mélangeons pas tout. 2. Dupont-Moretti: a défendu tout un tas de truands, pas spécialement les violeurs ... c'est son métier d'avocat, même s'il aurait peut-être (ou pas) dû choisir ses clients selon des critères ... 3. Pour autant que je sache, le nouveau gouvernement compte une large majorité de femme, pas seulement une parité ... >> Les féministes devraient se calmer

  • Posté par Chalet Alain, mercredi 8 juillet 2020, 11:33

    Ce type de manif est malsain: si on lutte contre la violence, il faut s'attaquer à toutes les violences, pas seulement à une (toute petite) partie.

  • Posté par Biot Philippe, mardi 7 juillet 2020, 18:00

    Une vingtaine de manifestant(e)s. C'est une manifestation? Nos Sire, c'est une révolte. On disait que....

Plus de commentaires

Aussi en France

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une