Crise politique à Verviers: Muriel Targnion en voie d’exclusion du PS

Muriel Targnion est sortie des rails.
Muriel Targnion est sortie des rails. - Tonneau.

Mardi soir, au terme d’une journée riche en rebondissements à Verviers, l’exclusion de facto de Muriel Targnion du PS semblait inévitable. La bourgmestre avait posé le geste de trop en annonçant le dépôt d’une motion de méfiance collective et donc la perspective d’un nouvel accord de majorité dans l’ancienne cité lainière.

Si les instances de son parti doivent encore se prononcer officiellement, l’élue verviétoise s’est placée elle-même en marge de sa formation et des instructions données par le boulevard de l’Empereur en début de journée : plus aucune initiative autorisée dans le chef des socialistes verviétois !

A Verviers, la crise politique avait déjà subi un formidable coup d’accélérateur mardi matin avec la mise sous tutelle par le bureau du parti de l’Union socialiste communale (USC) et de la Fédération verviétoise. Cette décision devait empêcher les protagonistes du conflit interne d’agir : plus question pour des élus socialistes de voter la motion de méfiance individuelle frappant l’un des leurs, Hasan Aydin, le président du CPAS. Le conseil communal convoqué en soirée perdait tout son sens, il était annulé.

Mais en fin de journée, Muriel Targnion est sortie des rails : une motion de méfiance collective doit déboucher sur une nouvelle majorité. Elle réunit les six élus du MR, les quatre mandataires de Nouveau Verviers, les quatre conseillers du CDH (dans l’opposition jusqu’à présent) et les socialistes pro-Targnion, soit sept élus sur treize. La bourgmestre s’assied sur les instructions du PS et est sous le coup d’une exclusion, comme les élus de son clan.

 
 
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