Un double salaire polémique pour le patron de Bpost

Un double salaire polémique pour le patron de Bpost

Jean-Paul Van Avermaet, le CEO de Bpost, a été temporairement payé deux fois. Une fois par Bpost et une fois par la société de sécurité G4S, rapporte De Standaard.

Le double paiement et le fait que Bpost ait temporairement deux Ceo's sont apparus hier dans la réponse donnée par le ministre des Entreprises publiques Philippe De Backer (Open VLD) à la commission parlementaire compétente aux questions de Melissa Depraetere (SP.A) et Maria Vindevoghel (PVDA). Les députés avaient non seulement des questions sur la rémunération de Van Avermaet, mais aussi sur l'enquête en cours de l'Autorité de la concurrence sur les irrégularités dans le secteur des agents de sécurité privée.

Koen Van Gerven était le CEO de Bpost jusqu’au 26 février dernier, mais Philippe De Backer a confirmé que le mandat de six ans de Van Avermaet à la tête de Bpost a commencé le 13 janvier. Le ministre n’a cependant pas expliqué pourquoi l’homme est arrivé un mois et demi plus tôt à la tête de l’entreprise.

De Backer a affirmé que Van Avermaet était encore connecté à G4S alors qu'il travaillait déjà pour Bpost. Selon le ministre, Van Avermaet avait négocié cela dans son "paquet d'adieu". Selon le Philippe de Backer, il n'y a rien de mal à cela en soi.

Un certain nombre de questions ont été posées concernant l'enquête menée par l'Autorité belge de la concurrence (BMA) sur d'éventuelles pratiques illégales dans le secteur de la surveillance lorsque Van Avermaet était directeur chez G4S.

Les entreprises de sécurité sont soupçonnées d'avoir facturé leurs services à un prix trop élevé pendant des années. Ils se seraient mis d'accord non seulement sur les prix, mais aussi sur les augmentations de prix et la répercussion des coûts. Ils sont également accusés de s'être rendus coupables de partage de marché. L'association professionnelle du secteur, le BVBO, a également joué un rôle clé dans cette affaire. Van Avermaet a été président de cette fédération sectorielle jusqu'au début de cette année. L'État belge est l'une des potentielles parties lésées.

Le ministre De Backer a déclaré qu'il ne devait pas commenter une enquête en cours menée par un organe administratif. Van Avermaet, qui a été entendu le lendemain de la publication du Standaard concernant l'enquête menée par le conseil d'administration de Bpost, clame son innocence.

 
 
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