Coronavirus: le secteur des salons et congrès poursuit l’État belge

Salon Talentum au Heysel.
Salon Talentum au Heysel. - Dominique Rodenbach

Febelux, la fédération des organisateurs d’événements et congrès, et cinq de ses membres assignent l’État belge afin de pouvoir recommencer à travailler dans de meilleures conditions dès le 1er août, annonce-t-elle vendredi dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem et la Première ministre Sophie Wilmès sont assignés par Febelux, EasyFairs (Namur Expo, Flanders Expo, Antwerp Expo), Kortrijk Expo, The Fair Experts (Matexpo), Fisa Livecom (Batibouw, Cocoon) et BeMatrix.

L’objectif de ceux-ci est de faire supprimer le mot « assis » de l’arrêté ministériel du 30 juin sur l’assouplissement des mesures dans le cadre du ralentissement de la pandémie. L’arrêté prévoit qu’à partir du 1er août, le nombre de visiteurs pourra être porté à 400 en intérieur et 800 en extérieur pour les événements dits « assis ». « De facto, les salons en sont exclus », estiment Febelux et ses membres. « L’incertitude est totale. »

« Le secteur se dirige vers des pertes d’emplois et des faillites à la pelle. En même temps, d’autres pays voisins ont déjà donné des dates de réouverture, certains salons belges pourraient dès lors choisir de quitter le territoire », prévient Ann Pelgrims, Association manager de Febelux.

La manœuvre des demandeurs a pour but d’obliger les autorités à prendre une décision sur l’avenir des salons et congrès pour le 15 juillet au plus tard, date du prochain conseil national de sécurité. À défaut, une astreinte de 100.000 euros par jour sera demandée.

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