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Une étude réduit les espoirs d’un vaccin contre le coronavirus

Les anticorps pourraient ne pas durer

Temps de lecture: 2 min

Une étude menée par des scientifiques de Munich (sud de l’Allemagne) suggère que les anticorps du nouveau coronavirus ne restent dans le corps que quelques mois, diminuant les espoirs d’un vaccin efficace ou d’une immunité à long terme.

Des tests réalisés sur des patients traités par la clinique Schwabing à Munich ont montré une chute significative du nombre d’anticorps dits neutralisants dans le corps, a expliqué un consultant du département des maladies infectieuses de l’hôpital, Clemens Wendtner.

« Chez quatre de nos neuf patients, nous avons constaté une baisse des anticorps neutralisants lors d’un test spécial qui ne peut être mené que dans un laboratoire de haute sécurité », a-t-il ajouté. « L’impact sur l’immunité à long terme et les stratégies de vaccination restent spéculatifs mais cela doit être surveillé », a-t-il poursuivi.

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De nouveau infecté

Les résultats suggèrent que les patients guéris peuvent être à nouveau infectés par le Covid-19, même si d’autres tests doivent encore le confirmer.

La réponse immunitaire du corps est composée de cellules B, qui sécrètent les anticorps, et de cellules T, capables de reconnaître et tuer les antigènes précédemment détectés. Les deux sont nécessaires pour une immunité à long terme.

Les conclusions de M. Wendtner concordent avec d’autres études dans le monde.

Des chercheurs chinois avaient rapporté dans la revue Nature que la présence d’anticorps au coronavirus dans le sang diminuait fortement après deux mois. Cela est surtout le cas pour les patients asymptomatiques, qui ont produit moins d’anticorps et une réponse immunitaire plus faible.

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32 Commentaires

  • Posté par Lobet Françoise, lundi 13 juillet 2020, 14:15

    Une indigestion , tous ces commentaires !!! Chacun y va de ses petites convictions , mais finalement en ressort- il qque chose d'un peu cohérent ?

  • Posté par ... Jacques, lundi 13 juillet 2020, 11:54

    Les vaccins développés pour le Covid sont quasi tous à ARN messager, toute nouvelle technique qui n'a encore jamais été utilisée auparavant. Donc on n'a aucun recul sur les effets secondaires. Cela me fait très peur (et j'ai pourtant plein de vaccins dans le corps) mais ici je ne suis pas d'accord.

  • Posté par Raspe Eric, lundi 13 juillet 2020, 0:41

    @Par, pour le Maroc, vous vous adressez à Monsieur De Villers, je suppose? Pour le rôle des publications, même s'il s'agit de sauver des vies et surtout s'il s'agit de cela, la médecine par les évidences reste l'option la plus sûre et la rigueur reste de mise. A défaut et par soucis d'urgence, on peut essayer les chamans ou autres gourous mais permettez-moi de douter de l'efficacité et de la sécurité des traitements. A propos de guerre, envoyer inutilement les soldats au front comme en 14 ne sert à rien : il faut garder la tête froide et en revenir aux faits. Pour les traitements, d'après les interviews de plusieurs cliniciens, les pratiques ont déjà été adaptées sur base des connaissances déjà acquises notamment au niveau de la concentration d'oxygène utilisée si mes souvenir sont bons mais il vaut mieux leur laisser la parole à ce propos. Enfin, pour le Pr. Raoult, il n'est que normal qu'une instance démocratique comme l'Assemblée Nationale Française s'informe auprès de qui peut avoir un avis pertinent en tout ou en partie sur le sujet. Cependant, cette audition n'est pas une preuve de l'efficacité de l'HCQ. Et si je ne m'abuse, les députés n'ont pas écouté que le Pr. Raoult que je ne considère pas comme un chercheur de seconde zone loin de là. Par contre son comportement récent m'inquiète par rapport à l'application de la déontologie scientifique et me pousse au doute et à la prudence. Dans ce cas particulier, j'attends une confirmation indépendante et claire de ses résultats. Et ce n'est ni Trump ni Bolsonaro qui me l'apporteront. Enfin, je reste optimiste par rapport aux progrès des traitements. Outre la dexaméthasone, le remdésivir est également une option parce qu'il réduit les séquelles de la maladie chez les patients qui survivent mais son impact sur la mortalité était réduit si je me souviens bien. Au fond peut importe la molécule, du moment qu'elle soit sûre et réellement active. Sur ce, bonne nuit et faites de beaux rêves.

  • Posté par P AR, dimanche 12 juillet 2020, 23:57

    @ Raspe Eric "connaissez vous le Maroc pour dire qu'ils ont beaucoup moins de mort qu'en Belgique? Ces chiffres sont complètements farfelus". Je n'ai aucun lien avec le Maroc et jamais je ne me permettrai de dire que leurs chiffres sont farfelus. Leur système de santé est sans doute plus faible que chez nous . Ils en sont conscients et c'est pourquoi ils ont préféré une solution simple et peu coûteuse. Si les habitants tombaient comme des mouches au Maroc suite au covid , cela se saurait . "Ce message est aussi valable pour d'autres nombreux pays qui cachent la vérité sur les morts". Si je vous comprends bien , nous serions un des seuls pays transparents ? "Le jour où les résultats auquel vous faites référence seront publiés dans une revue avec comité de lecture, auront fait l'objet d'une analyse statistique rigoureuse et seront pris en compte par L'OMS, je sauterai de joie". L'heure est-elle à l'académisme rigoureux quand des milliers de vies sont en jeu ? Il peut se passer des semaines voire des mois avant qu'une étude passe du niveau preprint vers la publication officielle (validation). Certains ont dit que nous étions en guerre contre le virus. A la guerre , envoyer les renforts après la bataille ne sert à rien. "Si je ne m'abuse, l'HCQ a été utilisée en Belgique au début de l'épidémie mais ne l'est plus, par manque d'efficacité" . Vous êtes mieux informé que moi à ce sujet. Ils utilisent quoi à la place ? A propos du professeur Raoult , malgré ses fines publications comme vous dites , il a été entendu pendant plus de 3 heures le 24 juin à l'assemblée nationale française , qui n'invite certainement pas des chercheurs de seconde zone à s'exprimer.

  • Posté par Trevisan Lucio, dimanche 12 juillet 2020, 21:42

    Depuis le 21 juin, on sait que les anticorps ne restent que 2 à 3 mois dans le sang (From Taiwan). Pourquoi ne parle t-on pas des essais de la KUL et sur la possible découverte d'un vaccin (anciennement pour la fièvre jaune) qui pourrait fonctionner ? attendons et espérons.

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