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En Wallonie, les eaux usées sont surveillées pour prédire le retour du coronavirus

A l’instar d’autres pays européens, la Wallonie a mis en place un contrôle de la présence du Covid-19 dans ses stations d’épuration. Une hausse de la concentration peut indiquer une remontée de l’épidémie dix jours à l’avance.

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Cheffe adjointe du service Société Temps de lecture: 5 min

Nom de code : Obépine pour « Observatoire épidémiologique des eaux usées ». Obépine a été mis en place dès le début de l’épidémie par le service chargé de la surveillance des eaux du bassin parisien (Eau de Paris) en collaboration avec l’université de la Sorbonne et l’Institut de recherche biomédicale des armées. Son objectif est de surveiller la présence du génome du Covid-19 dans les eaux usées sur la base des observations faites en Italie mais aussi dans les pays asiatiques qui montrent une corrélation entre la concentration du matériel génétique du virus dans ces eaux et les cas de Covid dans une région.

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8 Commentaires

  • Posté par Remacle Vincent, dimanche 12 juillet 2020, 23:32

    Ce qui est scientifiquement interpellant c'est que par séquençage on retrouve les traces du covid-19 dans les eaux usées (trivialement une crotte de malade dans la Meuse) mais que par RT-Q-PCR on arrive à un taux atteignant les 30 % de faux négatif (écouvillon dans le nez du gars qui a envoyé sa crotte dans la Meuse). Il y a des explications scientifiques à tout cela) mais je reste persuadé qu'il y a quelque chose qui cloche au niveau du prélèvement naseau pharyngé et de l'extraction d'ARN.

  • Posté par Raspe Eric, lundi 13 juillet 2020, 10:08

    Cher Monsieur Remacle, la différence entre les technologies par séquençage et par PCR explique la plus grande spécificité de la première. Dans les deux cas, la première étape est de convertir le matériel génétique du virus, l'ARN en une autre molécule, l'ADN plus stable et plus facile à manipuler. Cette molécule a la particularité d'être composée d'une succession de 4 briques de bases dont l'ordre (la séquence) a une signification et est propre à l'organisme vivant correspondant. Si dans les eaux usées on identifie des fragments de matériel génétique dont la séquence des briques de base est identique ou très proche de celle du SARS-Cov2, on peut déduire que des excréments de personne contaminées ont été déversés dans les eaux usées. Comme la composition de chaque molécule individuelle présente dans l'échantillon est déterminée indépendamment, si on énumère le nombre de fois que la séquence propre au virus est observée dans les séquences identifiées, on a une estimation de la concentration du virus dans les eaux usées dont on peut suivre spécifiquement l'évolution. Dans le cas de l'approche PCR, (pour polymerase chain reaction), la molécule d'ADN produite à partir de l'ARN extrait de l'échantillon est copié à l'aide d'une enzyme, la polymérase. A chaque cycle de la réaction, une molécule d'ADN en produit deux, d'où "chain reaction". L'astuce consiste à réaliser cette réaction en chaîne en présence d'une molécule dont on peut détecter, à chaque cycle de la réaction, la fluorescence émise seulement lorsqu'elle se colle à l'ADN. Plus tôt cette fluorescence est détectable, plus élevée est la concentration de l'ADN mesuré. Le problème de cette technique est qu'il est possible d'amplifier des molécules d'ADN proches mais pas identiques à celle étudiée, d'où le risque de faux positifs. La seule manière sûre de la savoir est ... de séquencer le produit obtenu à la fin de de la réaction PCR. La raison pour laquelle l'approche PCR est privilégiée dans la gestion clinique est le coût des deux approches. Compter entre 300 et 500€ pour un séquençage au prix académique contre de l'ordre de l'euro pour la PCR.

  • Posté par WEERENS Alain, dimanche 12 juillet 2020, 23:06

    Bonne initiative !

  • Posté par Szpirer Claude, dimanche 12 juillet 2020, 20:38

    M. M. Léotard a parfaitement raison: Covid19= Coronavirus disease 19 (disease= maladie, en anglais). Et Sars-Cov2 est l'acronyme anglais pour "Severe acute respiratory syndrome coronavirus 2" (en français..... Sras-Cov2: Syndrome respiratoire aigü sévère-......). M. Esquenet, oui, ce virus est en effet une saloperie mais je ne crois pas qu'il se "propage" dans les eaux usées; si on l'y retrouve, c'est sans doute parce qu'il provient de personnes infectées.

  • Posté par Esquenet Alexandre, dimanche 12 juillet 2020, 18:31

    Saloperie de virus, il se propage partout

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