Coronavirus: après un nombre de contaminations record, les États-Unis s’écharpent sur la question du masque et des écoles

Coronavirus: après un nombre de contaminations record, les États-Unis s’écharpent sur la question du masque et des écoles

Le débat sur la réouverture des écoles, vivement défendue par Donald Trump, faisait rage dimanche aux États-Unis, une question devenue hautement politique, tout comme celle du port du masque en pleine flambée des contaminations dans le pays.

Face aux records journaliers de nouvelles infections, notamment alimentés par une augmentation galopante des cas détectés dans de grands États du sud du pays comme la Floride ou le Texas, un responsable du ministère américain de la Santé a estimé dimanche qu’un reconfinement dans ces zones n’était pas exclu.

Un reconfinement pas exclu

« Tout devrait être envisagé », a affirmé Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, sur ABC. « Nous sommes tous très inquiets de la hausse du nombre de cas », a-t-il dit, avertissant s’attendre à ce que le nombre d’hospitalisations et de morts continue de grimper.

Les signaux sont alarmants, et l’administration Trump reste critiquée pour son absence de stratégie nationale qui laisse aux 50 États américains la responsabilité de gérer la crise. « Il faut que 90 % des gens portent un masque en public » dans les régions les plus touchées, a souligné Brett Giroir.

Trump masqué pour la première fois

Donald Trump n’avait jamais porté publiquement de masque jusqu’à samedi, quand il est apparu le visage couvert pour la première fois depuis le début de la pandémie dans un hôpital près de Washington.

Le président américain a contribué à faire de cet objet clé pour freiner la propagation du virus un symbole de division, en moquant par exemple ses adversaires politiques qui en portent, dont son rival démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, Joe Biden.

Quid des écoles ?

Autre sujet mis au premier plan par le président américain : la réouverture des écoles en septembre, qui dépend des autorités locales, et sur laquelle il insiste depuis des semaines.

« J’exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps », a déclaré sur CNN dimanche matin la ministre américaine de l’Education Betsy DeVos, relayant l’appel présidentiel.

« La règle devrait être que les enfants retournent à l’école à l’automne », a-t-elle martelé, mettant en avant les conséquences catastrophiques de leur fermeture pour les « populations vulnérables ». Les éventuelles résurgences du virus peuvent être « gérées école par école », et toute approche « uniforme » serait erronée, a-t-elle affirmé,.

« Si les écoles ne rouvrent pas et ne tiennent pas leurs promesses, elles ne devraient pas toucher les financements » fédéraux, a dit sur Fox News la ministre, réitérant une menace formulée par Donald Trump.

Pays le plus touché au monde

Les États-Unis, qui sont de loin le pays le plus durement touché au monde en valeur absolue, enregistrent depuis cinq jours autour de 60.000 nouvelles contaminations chaque 24 heures, soit environ le double des niveaux relevés autour du mois d’avril, quand le pays était en majeure partie confiné.

La courbe du nombre de morts, si elle ne suit pas encore la même trajectoire exponentielle, a elle aussi commencé à remonter.

Les dernières projections officielles des autorités sanitaires estiment que le nombre de décès pourrait atteindre 160.000 d’ici le 1er août. Le Covid-19 a fait près de 135.000 morts aux États-Unis à l’heure actuelle.

 
 
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