Coronavirus: les hôpitaux veulent un effort des assureurs

Coronavirus: les hôpitaux veulent un effort des assureurs

Dans un entretien accordé au Soir, Hans de Cuyper, à la fois patron d’AG, leader de l’assurance en Belgique, et vice-président de la fédération du secteur Assuralia, concède que les assureurs ont effectivement « vu le nombre d’interventions liées aux hospitalisations et aux frais ambulatoires chuter durant l’épidémie de Covid-19. Mais si économies il y a, elles sont encore impossibles à chiffrer et, de toute façon, provisoires puisque les hôpitaux tournent à nouveau à leur quasi pleine capacité. »

À l’autre bout de la chaîne, les hôpitaux ne sont pas sur la même longueur d’onde. « L’activité dans les hôpitaux a diminué de manière drastique durant le confinement. Dans notre secteur, la rentabilité est difficile à atteindre. Chaque recette est indispensable pour essayer de toucher l’équilibre. Les coûts fixes sont, par ailleurs, complexes à réduire », détaille Yves Smeets, directeur général de la fédération d’institutions de soins Santhea. D’autres voix du secteur de la santé tirent le même constat.

Chez Santhea, on avance une solution « clé sur porte » aux autorités, afin de faire participer indirectement le secteur de l’assurance aux dégâts constatés sur le terrain. Une taxe est habituellement payée à l’Inami (une branche de la sécurité sociale, donc) par les assureurs santé. « Soit un prélèvement de 9,25 % à 10 % sur les primes encaissées », poursuit Yves Smeets. Pour l’année en cours, l’administration tablait sur une rentrée totale de 169 millions d’euros. « Nous proposons que les assureurs prennent part à l’effort collectif via une revalorisation de cette taxe en 2020. »

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