Faut-il autoriser les auto-tests sérologiques en Belgique? Yves Van Laethem est nuancé

Faut-il autoriser les auto-tests sérologiques en Belgique? Yves Van Laethem est nuancé

Faut-il vendre des auto-tests sérologiques en Belgique ? Ces tests, actuellement interdits en Belgique, indiquent si le patient a développé des anticorps contre le coronavirus et permet donc de savoir si celui-ci a contracté le virus. Ce test peut se faire chez le pharmacien, sans rendez-vous, et le résultat est connu à peine quelques minutes plus tard. Faut-il s’inspirer de notre voisin français ? Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral n’est pas contraire mais nuance l’enthousiasme de cette pratique. Il était l’invité du JT de RTL-TVI.

« Il faut savoir que ces tests détectent les anticorps qui, on le sait, sont présents chez environ 5 % des Belges. On sait aussi qu’on les perd après un certain nombre de semaines ou de mois, on sait qu’à peu près 40 % des gens les perdent au bout de 2 mois, 2 mois et demi. Donc un test négatif maintenant ne veut pas forcément dire qu’on n’a pas fait le coronavirus en mars par exemple, » rappelle le scientifique.

« Et ce test ne vous dit pas si vous êtes protégés pour le futur ou si vous ne pouvez pas contaminer par ricochet du virus sur vous quelqu’un d’autre. On peut le renouveler s’il est à dix euros, c’est le prix qu’il coûte en laboratoire, et avec une prise de sang classique, c’est 9 euros. Donc cela peut rassurer les gens, mais il ne faudrait pas que ça leur donne la fausse assurance de se dire « Tout va bien ». Si on est positif, et ce sera rarement le cas, cela veut dire qu’on a fait le covid mais cela ne vous donne pas beaucoup d’indication pour le futur. »

 
 
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