La Belgique n’est pas prête pour une deuxième vague, selon les experts

La Belgique n’est pas prête pour une deuxième vague, selon les experts
Belga

Trois experts scientifiques ont été entendus lundi sur la gestion de la pandémie en Belgique au sein de la Commission corona du Parlement flamand relève De Standaard. Ils ont tiré la sonnette d’alarme. « Il doit y avoir un capitaine sur le pont du navire » selon la virologue Erika Vlieghe (UZA).

« Nous avons rencontré beaucoup de personnes de bonne volonté dans tous les organes consultatifs et à tous les niveaux politiques. Mais personne ne sait qui est autorisé à appuyer sur quel bouton », a-t-elle déclaré hier au sein de la Commission corona du Parlement flamand. « Il doit y avoir un capitaine sur le pont du navire. Un groupe de capitaines est également autorisé. Tant que ce sont des gens qui osent et peuvent prendre des décisions ».

La scientifique Vlieghe a été rejointe sur ce point par le virologiste Marc Van Ranst (KU Leuven) et le microbiologiste Herman Goossens (UZA). Les trois experts ont été entendus au Parlement flamand. Ils ont averti les parlementaires d’une deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, à laquelle notre pays n’est pas prêt, selon eux.

Marc Van Ranst a fait référence aux chiffres, qui « ont augmenté un peu récemment ». Erika Vlieghe a déclaré que « tout semble être à nouveau ouvert », maintenant que de nombreux compatriotes voyagent à l’étranger et que certaines fêtes deviennent incontrôlables. « Nous ne sommes pas à l’aise avec cela. »

Herman Goossens a insisté sur la nécessité urgente de mettre au point une stratégie de test : « Nous testons maintenant tout le monde avant une opération. Dans notre hôpital, cela représente 1 000 personnes par jour. En moyenne, deux à trois d’entre eux sont positifs. Pouvons-nous continuer à le faire si les premiers rhumes apparaissent à l’automne, si les salles d’attente des médecins généralistes sont remplies d’enfants et s’il faut faire 50 000 tests par jour, ou beaucoup plus ? »

« Une décision est liée à une autre, nous avons donc besoin d’une unité de commandement. Des choix devront être faits car il y aura bientôt à nouveau une pénurie de réactifs et de préparations. Les fournisseurs ne seront pas en mesure de fournir ce dont le monde a besoin lors d’une deuxième vague. »

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