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Les foires militaria, discret point de rencontre entre vendeurs et acheteurs d’armes à feu

Les bourses aux armes ne sont pas d’obscurs marchés où l’on échange des armes illégales sous le manteau. Mais elles sont malgré tout un lieu de rencontre pour entamer des transactions entre initiés : « Nous sommes des collectionneurs. Pas des terroristes. »

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

Parmi la cinquantaine d’armes identifiées dans l’enquête de l’EIC, une seule est susceptible de provenir d’une bourse d’échange de collectionneurs : un revolver Nagant de 1932, fabriqué par l’arsenal d’Etat soviétique, et retrouvé dans la chambre d’Amedy Coulibaly. Une arme de collection malheureusement bien connue en Belgique : « Ce fameux revolver russe Nagant, on en a importé quelque 30.000 pièces en Belgique, quelque chose comme cela, se souvient le commissaire en retraite Pierre-Yves Fiévez. Cela se vendait sur les bourses, il y avait des caisses de septante-cinq pièces par exemple, et c’était vendu – le pire que j’ai vu – à 125 euros l’unité. Quelques centaines seulement ont été immatriculés, alors que l’Italie produisait les cartouches qui permettaient de l’utiliser. Donc, des milliers de revolvers Nagant sont dans la nature. » Mais le Nagant est une exception : les bourses « militaria » organisées presque chaque week-end en Belgique ne sont pas des repères de truands.

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