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François Ozon a réalisé «Eté 85»: «J’ai fait ce film pour l’adolescent que j’étais»

C’est le dix-neuvième long-métrage de François Ozon et le premier de l’année à sortir avec le label « Cannes 2020 » : du bonheur.

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Journaliste au service Culture Temps de lecture: 6 min

Dix-neuf longs-métrages en vingt-deux ans, un sens inné du cinéma sous toutes ses facettes, une régularité quasi de métronome et pas vraiment de fausses notes. François Ozon, l’élève de Rohmer, admiratif de Fassbinder, est un cinéaste décomplexé qui suit son plaisir pour notre plaisir. On aime le retrouver film après film car on sait qu’à chaque fois, la proposition sera différente, audacieuse, surprenante. Et ce, depuis son premier film.

Aujourd’hui, à 52 ans, François Ozon s’est emparé d’un roman qui l’avait bouleversé adolescent, La danse du coucou d’Aidan Chambers. On y retrouve des corps, l’amour, la mort, l’ambiguïté des sentiments, l’affirmation de soi. Il avait prévu d’appeler son film Eté 84 en hommage à Robert Mulligan et son roman Un été 42 mais aussi parce que c’était l’été de ses seize ans. Finalement, ce sera Eté 85 car en fan de Cure, il voulait absolument le morceau In-Between Days, sorti en… 85.

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