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La proposition de loi IVG est renvoyée une quatrième fois devant le Conseil d'Etat

Le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang ont déposé trois amendements et ont obtenu le report du vote à la rentrée.

Temps de lecture: 2 min

La loi censée dépénaliser totalement l’IVG est revenue au Parlement ce mercredi, après trois renvois au Conseil d’Etat, voulus par les opposants au texte. Pour rappel, la proposition de loi prévoit une prolongation du délai d’interruption de grossesse de 12 à 18 semaines et un délai de réflexion obligatoire de six à deux jours.

Le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang ont déposé trois amendements et ont demandé le renvoi de la loi sur l’avortement une quatrième fois au Conseil d'Etat. Il fallait réunir 50 votes pour soutenir leur demande -ils sont en principe 54-, les trois partis ont obtenu le report du débat et du vote à la rentrée.

Patrick Dewael, le président a précisé que « cette succession de demande d'avis au Conseil d'Etat est sans précédent dans l'histoire du Parlement. Il n'est pas admissible qu'une minorité puisse bloquer un vote. On risque à l'avenir de voir d'autres lois bloquées. Je le déplore, mais c'est la loi .»

Sophie Rohonyi (Défi) a de son côté annoncé que son parti allait déposer une proposition de de modification du règlement de la Chambre dans le sens d'une limitation des recours au Conseil d'Etat quand trois avis ont été déjà rendus. « On n'est pas dans une particratie ou un président de parti (cfr De Wever) peut décider de ce que sa femme peut faire de son utérus... Et prendre lamentablement le Parlement en otage. »

« Il ne vous est pas reproché de voter contre. Il vous est reproché de nous empêcher de voter pour. Voilà ce qui vous est reproché. Votre conception de la liberté et des droits humains est particulièrement inquiétante et dangereuse. La liberté parlementaire, ce n'est pas l'art du consensus. C'est l'art du dissensus » a déclaré Ahmed Laaouej.

En milieu d’après-midi, le vote a eu lieu à la Chambre des Représentants sur la motion de Ahmed Laaouej mettant la proposition de loi comme premier point à l’ordre du jour. La motion a été acceptée par 86 voix pour et 53 contre (zéro abstention).

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22 Commentaires

  • Posté par stals jean, mercredi 15 juillet 2020, 18:35

    Pour la présidente de Défi Sophie Rohonyi évoque "la conception de la Liberté et des droits humains"malmenés...Cette parlementaire, refuse obstinément de se mettre à la place d'un foetus bien vivant, qui, à 18 semaines de grossesse , a toute sa tête, ses 4 membres, son sexe bien défini, entend, et gigote... Si à ce moment, l'avortement est réalisé, les membres seront "morcelés" avant d'être "aspirés" hors de l'utérus de la mère...Parlons en des droits humains bafoués quand l'avortement est pratiqué à 18 voir à 20 semaines de grossesse comme cela peut se passer en Hollande. on parle alors d'IMG...Entendre les professionnels évoquer la "boucherie" que ces avortements réalisés bien trop tardivement, provoquent, ne semble pas troubler ni déranger celles et ceux, très peu nombreux d'ailleurs, qui veulent faire sortir du code pénal les avortements réalisés à 18 semaines de grossesse voir à 20 semaines comme en Hollande, où les IVG dénommés alors IMG sont pratiqués en Centre Hospitalier par des chirurgiens spécialisés.

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 16 juillet 2020, 0:21

    D'autant plus hypocrite, cher Monsieur Kummert, que pendant que nous écrivons, des dizaines d'enfants bien vivants du Yémen crèvent de faim du fait d'une guerre fomentée par deux factions rivales adeptes de deux pratiques d'une religion monothéiste sans que ces braves gens qui nous donnent des leçons lèvent ne fusse que le petit doigt malgré les appels de l'ONU et de l'UNICEF. Avec une bonne gorgée d'eau bénite, cela passe comme une lettre à la poste!

  • Posté par Kummert David, mercredi 15 juillet 2020, 20:27

    Ce que dit Monsieur Cornet est vrai, concernant la décision. C'est en tout cas la femme qui doit être la première à prendre cette décision, avec toute l'assistance que lui doivent les corps professionnels et l'ensemble de la société. Vos préoccupations sont peut-être compréhensibles, Monsieur Stals, mais elles passent après le droit de la femme à défendre sa propre vie et sa dignité. Ce qui est véritablement choquant, c'est de voir avec quelle hypocrisie une partie du monde politique estime qu'elle peut prétendre défendre les droits humains en plaçant le sort d'un fœtus devant la vie d'une personne vivante. C'est d'autant plus révoltant que nous savons parfaitement que cette question a fait l'objet de nombreuses appropriations purement politiciennes, pour les raisons que l'on sait... Il me semble difficile de croire que quiconque pratique ce genre d'opération avec légèreté. Sans compter ce qu'une telle décision implique pour la première personne concernée, la femme enceinte.

  • Posté par Cornet Philippe, mercredi 15 juillet 2020, 19:04

    votre expression bien dégueulasse de l'horreur humaine ressemble à s'y méprendre aux classiques des milieux intégristes catholiques qui n'ont jamais manqué de rajouter des abjections aux événements dont ils n'étaient pas les instigateurs. De plus, ne vous en déplaise, ce choix revient aux femmes en premier lieu

  • Posté par Kummert David, mercredi 15 juillet 2020, 18:14

    On prend les mêmes, et on recommence... Quelle honte !

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