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Les Fédérations des CPAS bruxellois et wallons réfléchissent à l’avenir des maisons de repos

Selon elles, il faut travailler sur les maisons de repos, leurs alternatives ainsi que l’accompagnement à domicile en même temps.

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Les Fédérations des CPAS bruxellois (Brulocalis) et wallons (UVCW) ont rendu public une réflexion relative au devenir des maisons de repos dans le contexte d’après-Covid 19, annoncent-elles mercredi dans un communiqué. Selon elles, il ne faut pas opposer les maisons de repos et leurs alternatives à l’accompagnement à domicile, mais travailler sur ces trois leviers en même temps, en respectant autant que possible la liberté et le choix des aînés.

Brulocalis et l’UVCW ont constaté que quatre aînés sur cinq restaient à domicile et souhaitaient y vivre leurs derniers jours. L’entrée en maison de repos se fait en effet de plus en plus tardivement, la majorité des résidents ayant plus de 80 ans.

Ces résidents sont plus vulnérables et moins autonomes qu’il y a 20 ans, indique les deux fédérations. Selon elles, le nombre de pensionnaires désorientés va également croissant.

Le facteur démographique requerra certainement l’ouverture d’un nombre croissant de lits. Mais la hausse des tarifs joue un rôle de frein lorsque l’accueil en maison de repos est envisagé, indique les Fédérations des CPAS bruxellois et wallons.

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La vie à domicile à tout âge rencontre cependant des limites, reconnaissent Brulocalis et l’UVCW. L’aidant informel n’est pas toujours disponible, cela entraîne d’autres coûts pour l’aîné et la collectivité, la solitude peut être insoutenable et cela n’est pas possible pour certaines personnes désorientées ou atteintes d’une affection type Alzheimer.

Des maisons de repos ouvertes vers l’extérieur, où les résidents occupent une place centrale et dans lesquelles il existe un échange entre ceux-ci et le personnel, sont nécessaires selon les deux fédérations. Mais ces centres ont également besoin de plus de budget, de personnel de soins, d’un meilleur soutien psychologique tant pour les résidents que pour le personnel et, dans le cadre des épidémies, de plus de matériel de protection et de dépistage.

Des alternatives aux maisons de repos existent par ailleurs. Il s’agit des résidences-services, des centres de jour ou des habitats groupés, dont ceux dits « kangourou ».

Mais il ne s’agit pas d’opposer les maisons de repos et leurs alternatives à l’accompagnement à domicile, mais de travailler sur ces trois leviers en même temps, explique les Fédérations des CPAS bruxellois et wallons.

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