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La déchéance promise aux oubliettes

Le Sénat français votera mardi le projet de déchéance de nationalité. Mais dans une version différente de celle adoptée à la Chambre. Résultat : le texte ne prendra sans doute jamais le chemin du congrès de Versailles.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 3 min

Le ridicule n’est pas encore acté. Mais on voit mal comment Ubu pourrait ne pas être roi. Son couronnement est programmé pour mardi prochain. Ce jour-là, le Sénat devrait procéder au vote solennel du projet de loi de révision constitutionnelle. Le fameux texte qui, outre le fait de graver l’État d’urgence dans le marbre de la Constitution, devait sanctifier la déchéance de nationalité. Les élus de la chambre haute s’apprêtent bien à voter la mesure promise par François Hollande trois jours après les attentats du 13 novembre. Oui, mais dans une version différente de celle approuvée par les députés le 10 février. Résultat : les versions des deux assemblées parlementaires n’étant pas identiques, le texte (sauf à imaginer de nouvelles navettes pendant des mois avec un résultat incertain) ne pourra pas être soumis au Congrès réuni à Versailles où il aurait dû être approuvé par une majorité de trois cinquièmes.

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