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«Le hijab et les errements du néo-féminisme»

Florence Bergeaud-Blackler a souhaité répondre à la carte blanche publiée récemment par Florence Hainaut après la décision de la Cour constitutionnelle concernant le foulard dans l’enseignement supérieur

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Temps de lecture: 6 min

Cela fait vingt-cinq ans que je travaille sur l’évolution des normes religieuses islamiques en Europe et je ne cesse d’être surprise par les simplifications d’un débat sur le hijab (foulard ou voile islamique) qui ignore sa signification théologique et son histoire.

J’observe que la plupart de celles et ceux qui s’expriment publiquement à son sujet n’ont pas de connaissance des débats actuels sur les normes islamiques. Et le plus souvent le voile islamique n’est que l’instrument de leurs causes exogènes qui n’ont guère à voir avec lui.

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13 Commentaires

  • Posté par Pellegrini Marie-Jo, lundi 7 septembre 2020, 12:30

    Excellent article.

  • Posté par CREPIN Hugues, vendredi 21 août 2020, 11:21

    Texte de qualité mais qui aurait pu être plus concis. Cependant, aucune des deux auteurs n'aborde effectivement de comment traiter la problématique d'une pratique contrainte ou non. Cependant, la tactique actuelle de laisser le champ libre à une islamisation progressive ne va probablement pas aider les femmes musulmanes. Elles pourront certes sortir de chez elle, faire leurs courses, étudier et travailler mais cela ne leur donne toujours pas la liberté de choix, liberté d'idéologie, liberté de mariage ou de fréquentation. Ce voile n'est pas qu'un tissu, il cache une structure complexe d'interdits mouvants, variables et contradictoires. Selon le cas, on va "suspendre" une partie des interdits sacrés mais pas tout, c'est la croyance à géométrie variable et qui implique aussi la vision d'une foi "progressive". Parfois c'est vrai, parfois ce n'est pas de la bonne foi non plus et ce chèque en blanc permet donc d'enfoncer des personnes très religieuses ou avec des objectifs politiques dans la société. Ces personnes, hommes ou femmes, rentrent dans des fonctions de la société par la porte de la tolérance puis, une fois installées, déploient les crochets de l'intolérance et du prosélytisme. Si aucune limite n'est mise, il est clair que les choses tourneront mal et que l'intolérance fera le procès à la tolérance, c'est déjà arrivé. Une femme musulmane voilée est un peu comme le chat de Schrodinger, elle est peut-être victime de sa culture et peut-être pas. C'est quasiment impossible à déterminer tellement les cas sont variés et qu'elle a souvent été éduquée là-dedans ou poussée socialement. Maintenant notre société a le pouvoir de mettre un curseur limite, la question est de savoir où il est juste et où il devient injuste. L'injustice première est que ceci concerne essentiellement encore et toujours les femmes et beaucoup moins les hommes même si dans leurs cas c'est plus les discours et les attitudes qui font foi, cela a l'avantage d'être plus explicite et objectif d'un bout de tissu qui en fait voile la personne aussi bien physiquement que mentalement, nous cachant la réalité des choses et bloquant globalement l'objectivité. Ce voile est bel et bien un paradoxe de liberté, la solution serait peut-être de séparer celui-ci des comportements sectaires qui peuvent l'accompagner, comme pour les hommes et c'est peut-être là l'erreur qui a été commise que de se fourvoyer en ce concentrant sur l'objet et non sur les valeurs.

  • Posté par Eric Gillot, mardi 28 juillet 2020, 17:54

    C'est long, trop long, mais c'est bien dit ! J'y ajouterais la dimension sociale, celle du « quartier », il est évidemment beaucoup plus difficile pour une musulmane de résister aux injonctions patriarcales à Molenbeek qu'à Uccle.

  • Posté par Didier Marc, mardi 28 juillet 2020, 12:27

    Mais pourquoi faire un racourci aussi grossier et assimiler toutes les femmes qui portent le voile au un fondamentalisme religieux? c'est une injure faite à celles qui le portent simplement par conviction religieuse , sans en faire un étendard du fondamentalisme.

  • Posté par Delpierre Bernard, mardi 28 juillet 2020, 14:08

    Commentaire teinté d'une grande naïveté pour voler au secours de l'entrisme d'une religion plus rétrograde que jamais et tout cela sous couvert d'une soi-disant liberté de choix en fait inexistante.

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