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Anne Francotte: «Maintenant, je couds un peu plus dans la vie de tous les jours»

Des activités sont nées durant le confinement. Vont-elles rester ancrées dans notre quotidien ? Aujourd’hui : la couture.

Portrait - Temps de lecture: 3 min

Les initiatives en ligne ne manquent pas depuis le début du confinement. Parmi les premières bénévoles à coudre des masques, Anne Francotte a elle-même été surprise par le succès de ses confections colorées. D’abord pour le secteur médical et ses proches, elle a ensuite décidé de mettre ses masques à la vente via Instagram. « Je faisais de la récup avec les tissus et élastiques que je trouvais chez moi. Puis j’ai commencé à en acheter en ligne. » Face aux nombreux échanges avec les clients sur les réseaux sociaux, Anne crée le site Lemon pour commercialiser ses masques.

Depuis le mois de juin, la demande a diminué et les rouleaux de tissu se sont accumulés. « Je ne savais pas quoi en faire. Je suis alors restée dans l’idée de faire du zéro déchet made in Belgium et j’ai proposé d’autres créations chics et originales ». Cotons démaquillants, sac à pain, sac à vrac, recouvre-plat, couverture de pique-nique : la gamme de Lemon s’est agrandie. « Mais ça revient tellement cher en matières premières que certains produits se vendent moins bien. Ce qui a fait le succès des masques, c’est le confinement : les magasins étaient fermés donc les gens n’avaient pas d’autres solutions que d’acheter sur internet ». Il est en effet possible de trouver beaucoup plus facilement des masques jetables en grande surface. Les grandes chaînes de vêtements vendent également des masques en tissus.« Je ne fais pas de production à la chaîne alors que la concurrence propose des alternatives moins chères ».

Alors que le nombre de contaminations repart à la hausse en Belgique et qu’une potentielle deuxième vague est évoquée, Anne Francotte constate déjà de nouvelles demandes sur son site. Elle collabore avec des revendeurs, comme la boutique Rose (Chatelain). « Hier, je leur ai de nouveau livré une trentaine de masques parce qu’ils ont aussi de nouvelles demandes, ça redémarre un petit peu. Je ne sais pas non plus si les gens vont préférer acheter de jolis masques un peu plus cher sur mon site, ou prendre des jetables en supermarchés. »

Une reconversion grâce au tissu

Anne Francotte n’est pas couturière de formation mais a toujours pratiqué en dilettante. En tant que journaliste indépendante, elle a eu la possibilité de continuer ses confections durant le confinement. « J’ai donc décidé de donner priorité aux masques car ça me semblait tout aussi important. Maintenant, je couds un peu plus dans la vie de tous les jours. La machine est installée et tous les tissus sont là, c’est plus facile. »

Site : https ://masquesentissu.be/

 

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