Réchauffement climatique: vers l’extinction des ours polaires d’ici 2100

Réchauffement climatique: vers l’extinction des ours polaires d’ici 2100
Photo News

Sans banquise, les ours polaires meurent de faim. Alors si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter, le réchauffement pourrait signer la quasi extinction de ces plantigrades emblématiques de l’Arctique d’ici la fin du siècle.

Dans une étude publiée lundi dans Nature Climate Change, des chercheurs se sont penchés sur la plus grande menace qui pèse aujourd’hui sur les ours blancs : la disparition progressive de leur habitat, la banquise, d’où ils attrapent les phoques indispensables à leur alimentation.

Mais avec le réchauffement de la planète, deux fois plus rapide en Arctique, l’absence de glace dure de plus en plus longtemps. Incapables de trouver dans leur environnement une autre alimentation aussi riche que les phoques, de plus en plus d’ours affamés s’aventurent déjà parfois loin de leur territoire, près de zones habitées.

Peu d’espoir

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent à la même cadence qu’aujourd’hui, « la chute de la reproduction et de la survie va mettre en danger la persistance de presque toutes les sous-populations d’ici 2100 », concluent les chercheurs. A l’exception peut-être de l’île de la Reine-Elisabeth, note Steven Amstrup.

Et même si le réchauffement était limité à 2,4ºC par rapport à l’ère pré-industrielle --près d’un demi-degré au dessus de l’objectif de l’Accord de Paris- –, cela « ne garantirait pas de sauver les ours polaires à long terme », insiste le scientifique.

Beaucoup des espèces en danger le sont à cause du braconnage ou de la destruction directe de leur habitat par l’Homme. Mais « on ne peut pas construire une clôture pour protéger les ours polaires de la température qui monte », souligne le scientifique de Polar Bears International.

Pour sauver l’espèce, certains évoquent une réintroduction d’animaux élevés en captivité, voire leur déménagement vers l’Antarctique. Infaisable, selon Steven Amstrup. « Il faudra peut-être envisager d’abattre les derniers ours polaires, au lieu de les laisser mourir de faim ».

 
 
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