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Erika Vlieghe ne participera plus au Conseil national de sécurité

Son retrait a été provoqué par une déclaration de Jan Jambon à l’issue du CNS de jeudi.

Temps de lecture: 1 min

La professeure Erika Vlieghe, infectiologue, ne participera plus au Conseil de sécurité ni à ses réunions préparatoires. C’est ce qu’elle a déclaré vendredi soir sur VTM NEWS. La raison de son retrait provient de la déclaration du ministre-président flamand Jan Jambon, jeudi après la fin du Conseil de sécurité national, selon laquelle elle aurait accepté les décisions du Conseil de sécurité national de jeudi.

Ce Conseil de sécurité a refusé de limiter les bulles de 15 à 10 personnes comme l’avaient proposé les virologistes, et donc Erika Vlieghe. « Je donnerai tout au plus des conseils écrits », a déclaré Vlieghe.

L’infectiologue anversoise était tellement en colère contre le ministre Jan Jambon (N-VA) qu’elle a même envisagé de démissionner de la présidence du GEES, le groupe d’experts qui doit élaborer la stratégie de sortie. En fin de compte, elle ne veut pas partir, mais elle ne veut plus participer au Conseil de sécurité.

Erika Vlieghe est responsable des maladies infectieuses à l’hôpital universitaire d’Anvers. Toutefois, elle restera à la tête du GEES, le comité d’experts chargé d’élaborer la stratégie de sortie après le confinement.

 

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32 Commentaires

  • Posté par Snyers Snyers, samedi 25 juillet 2020, 15:06

    Félicitations du fond du coeur, Madame Vlieghe ! Vous avez réagit magistralement, avec dignité et sans donner prise à la tentative de manipulation du ministre Jambon. Vous avez réaffirmé votre éthique professionnelle et les limites à ne pas dépasser. Nous avons beaucoup de chance de pouvoir compter sur des personnes de votre qualité et de celle de vos collègues scientifiques, des 2 côtés de la frontière linguistique. Vous tenez et assumez votre rôle de conseil. On souhaiterait que le politique assure également son rôle et assume les décisions qu'il prend (sans se cacher en "mouillant" les scientifiques dans des eaux saumâtres !). C'est peut-être de la déformation professionnelle, M. Jambon ? C'est en tous cas un manque d' éthique; le mensonge ne vous grandit pas (sauf le nez, c'est bien connu)

  • Posté par Biot Philippe, samedi 25 juillet 2020, 10:03

    MM. Jambon, Vervoort, Di Rupo et Madame Wilmès seraient plus qualifiés pour décider comment réagir à la maladie, à la pandémie, que les professionnels de la santé? Pourquoi demandent-ils l'avis des professionnels de la santé? Quand ils sont malades ils ne tiennent pas compte des conseils et des prescriptions de leur médecin? Il me semble que les mesures actuelles ne freinent pas la maladie. Je n'y connais rien mais j'écoute les virologues plutôt que les politiques.

  • Posté par Istasse Bernard, samedi 25 juillet 2020, 9:52

    Bon débarras ! Un(e) "expert(e)" de moins... Le gouvernement enfin sur la bonne voie.

  • Posté par Desmet Marc, samedi 25 juillet 2020, 8:37

    L'experte n'est pas la première a quitter la galère gouvernementale, tout le monde ne rame pas dans le même sens! Il doit y avoir un problème...

  • Posté par Kummert David, vendredi 24 juillet 2020, 23:58

    Un détail : French for "virologist" is "virologue"... Pas hyper grave, parce que s'il fallait des articles sans aucune faute de français, on n'aurait plus grand chose à lire, mais ça commence à devenir un peu gavant... Tolérable de la part d'une personne dont la langue maternelle n'est pas le français, voire d'un simple lecteur, mais les journalistes francophones... La précision n'est pas un virus mortel. On paie tout de même.

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