Pression maximale sur Denayer et Lyon avant la finale de Coupe de la Ligue: l’Europe à tout prix

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Retour sur les efforts du club, deuxième budget de Ligue 1, pour décrocher un sésame continental qui ne lui a plus échappé depuis 1997.

Printemps : Aulas en campagne

Rarement le foot français aura vu un club mener un lobbying aussi intense que l’Olympique lyonnais pendant l’interruption de la Ligue 1 due à la pandémie de Covid-19.

Dès le 13 mars, jour où est annoncée la suspension du championnat de France devant la propagation du coronavirus, le président lyonnais Jean-Michel Aulas plaide pour une « saison blanche », qui renverrait les mêmes clubs que la saison dernière en Coupes d’Europe.

Septième de L1 à l’interruption du championnat, Lyon n’occupe pas une place européenne, alors qu’il s’était qualifié pour la prestigieuse et lucrative Ligue des champions en 2019.

Une fois la saison définitivement stoppée (et la 7e place de l’OL entérinée), Aulas tonne contre cette décision « injuste » et saisit la justice pour tenter de la faire annuler.

Jurant que cela n’a rien à voir avec le classement de son club, Aulas réclame de reprendre le championnat comme vont le faire les autres grandes ligues européennes, puis imagine un savant système de playoffs pour tenter d’achever la saison en août.

Mais les instances dirigeantes ne cèdent pas, et le Conseil d’Etat leur donne raison en juin.

Juin : en marche pour la Coupe

Heureusement pour le club rhodanien, il lui reste quelques cartouches. Et en premier lieu l’ultime édition de la Coupe de la Ligue, dont la finale reste à disputer face au tout-puissant PSG. Avec à la clé, en cas de victoire, un ticket pour la Ligue Europa.

Alors Lyon se met en ordre de marche. Les joueurs lyonnais sont les premiers en France à reprendre l’entraînement, le 8 juin, puis le premier club d’élite français à rejouer au football, le 1er juillet, contre un modeste club amateur suisse à Evian (Haute-Savoie).

Et pour redonner du rythme à son effectif, l’OL s’impose un copieux programme de matches de préparations avec d’autres clubs européens sevrés de championnat.

D’abord Nice le 4 juillet (victoire 1-0), puis un mini-tournoi amical avec les deux grands clubs de Glasgow, les Rangers (défaite 2-0) et le Celtic (victoire 2-1). Et enfin deux clubs belges, La Gantoise et Anvers, tous deux battus 3-2.

L’occasion de remettre en jambes ses joueurs, dont les excellents Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaide, tous deux de retour d’une longue blessure.

Contrairement aux Lyonnais, pour qui la finale sera le premier match officiel en quatre mois, les Parisiens ont déjà une rencontre de compétition dans les jambes, la finale de Coupe de France difficilement remportée face à Saint-Etienne le 24 juillet (1-0), qui leur a coûté Kylian Mbappé, sorti sur entorse et forfait pour la finale contre Lyon.

Août : la C1, dernier espoir ?

En cas de défaite lyonnaise vendredi, le dernier ticket pour la Ligue Europa reviendra à Reims, sixième de Ligue 1.

Et Lyon n’aura alors plus qu’un mince espoir pour jouer l’Europe la saison prochaine : remporter la Ligue des champions.

Le vainqueur de la C1 se qualifie en effet pour l’édition suivante s’il n’y est pas parvenu par une autre voie, comme c’était arrivé à Chelsea en 2012.

Quatre matches séparent Lyon de cet exploit. D’abord un huitième de finale retour contre la Juventus Turin, avec un avantage d’un but acquis à l’aller au Parc OL (1-0) avant la crise sanitaire.

Puis le « Final 8 » à Lisbonne, avec Manchester City ou le Real Madrid dès les quarts. L’Europe est à ce prix.

 
 
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