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Devoir jouer les policiers ne plaît pas au secteur horeca

La diminution de la taille des groupes a déjà un effet négatif dans certains établissements. L’enregistrement des coordonnées des clients provoque, pour sa part, une baisse de la fréquentation.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 5 min

A l’entrée de la Terrasse, le bar de la gare de Waterloo, impossible de rater la bouteille de gel hydroalcoolique et le carnet dans lequel les clients doivent noter leur nom et leurs coordonnées. Ce soir pourtant, ils n’ont pas beaucoup de succès. Au point que derrière ses pompes à bières, Nadine, la patronne, se morfond quelque peu.

« Depuis la réouverture début juin, la reprise était bonne », commente Nadine qui a repris l’établissement voici deux ans. « Depuis la semaine dernière et l’obligation pour les clients de s’enregistrer, c’est plus calme. Même si je ne suis pas de la police. Les clients peuvent écrire ce qu’ils veulent, je ne vais pas leur demander leur carte d’identité. J’ai également pris la décision d’utiliser un carnet car le document officiel doit être imprimé par mes soins. Ça me coûte une fortune en cartouche d’encre. »

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4 Commentaires

  • Posté par STEINER Jean-Paul, vendredi 31 juillet 2020, 12:00

    l'état policier dans toute son horreur!! On est en route vers la Corée du nord, les citoyens se surveillent les uns les autres .

  • Posté par DOMINIQUE SCHOLLAERT, jeudi 30 juillet 2020, 22:43

    Tout à fait ILLÉGAL ! Aucun juge ne condamnera le non respect , par le client et/ou le responsable de l'établissement horeca, de ces mesures !!!

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 30 juillet 2020, 21:25

    Ça ne plait à personne et si les gens étaient moins cons cela ne serait pas nécessaire

  • Posté par Raspe Eric, jeudi 30 juillet 2020, 18:12

    Si on ne respecte pas les mesures qui réduisent le risque de transmission du virus et si on n'est pas capable d'en cartographier les chaînes de transmission pour l'une ou l'autre raison plus ou moins bonne, il ne reste plus que des mesures globales et aveugles et in fine le confinement généralisé. L'alternative, c'est une situation à l'américaine. Ceci dit, la situation économique de plusieurs pans de notre économie commence à devenir critique. Même s'ils ne sont pas les plus à plaindre, les acteurs de l'horeca méritent aussi soutien et solidarité en partie des secteurs ou des acteurs économiques qui tirent profit de la crise.

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