Le duo Magnette-De Wever attendu au Palais royal aujourd’hui

Paul Magnette et Bart De Wever
Paul Magnette et Bart De Wever - Photo News

Les préformateurs Paul Magnette (PS) et Bart De Wever (N-VA) sont attendus vendredi à 14h30 par le roi Philippe à qui ils remettront un premier rapport sur leur travail en tant que préformateurs. La discrétion est de mise dans leur entourage, depuis le début de leurs travaux. Rien ne permet, pour le moment, de déterminer si ces travaux ont permis d’avancer vers des négociations de formation proprement dites.

À la veille de la Fête nationale, le Roi a chargé les présidents des deux formations sorties en tête des élections du 26 mai de l’an dernier, de faire le nécessaire pour former un gouvernement avec une large majorité au Parlement.

Les préformateurs se sont donnés une cinquantaine de jours pour y parvenir… ou pas, et dans ce cas, retourner aux urnes, avait aussitôt déclaré Paul Magnette.

Discrétion

Sans aller jusque-là, Bart De Wever a dit d’emblée que l’opération ne présentait aucune garantie de succès. Mais la disponibilité du PS à négocier un volet institutionnel constitue, à ses yeux, « une voie à explorer ».

Les deux préformateurs semblent en tout cas d’accord sur une chose : la discrétion. Un mot d’ordre qui semble avoir contaminé les présidents des autres formations susceptibles d’entrer dans la danse, à savoir les familles libérales et démocrates chrétiennes, à ceci près que, contrairement aux présidents du CD&V Joachim Coens et du cdH, Maxime Prevot, les présidents du MR et de l’Open Vld, Georges-Louis Bouchez et Egbert Lachaert ont clairement fait savoir qu’ils ne feraient rien l’un sans l’autre.

Ils se sont fendus d’une note, reprenant leurs priorités, qu’ils semblent avoir remise aux deux préformateurs.

Le président de l’Open Vld a déjà indiqué au cours du week-end dernier que les libéraux ne voulaient pas entrer dans un gouvernement qui met en œuvre une réforme de l’État assortie de nouveaux transferts de compétences en échange d’une politique économique de gauche. Du côté du MR, Georges-Louis Bouchez n’a jamais fait non plus de secret sur ses réserves à l’égard d’un nouveau cycle institutionnel, sauf à refédéraliser certaines matières.

Le PS a indiqué à plusieurs reprises qu’il ne voulait pas dépanner la coalition suédoise (celle mise en place en 2014 et associant la N-VA, les partis libéraux et le CD&V, NDLR). Il se méfie d’une majorité dans laquelle la gauche (PS-sp.a) serait trop faible face à quatre formations de (centre-)droite.

 
 
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