Yves Coppieters: «Les grandes villes belges seront dans le cas d’Anvers sous peu»

Yves Coppieters s’est exprimé au sujet de la hausse des contaminations à Anvers. L’épidémiologiste estime que ce qui est en train de se passer dans la ville de Bart De Wever pourrait très bien arriver dans d’autres grandes villes, rapporte SudInfo. Yves Coppieters revient sur les raisons de la hausse des contaminations à Anvers. « Une des explications se trouve tout d’abord dans la différence de densité de la population, qui est très importante à Anvers », explique-t-il.

D’autres facteurs sont également mentionnés par le virologue : « le trafic international, qui a toujours été important au nord du pays, a joué un rôle dans la situation actuelle. La population y est également très jeune, et donc moins soumise par le testing. De plus, il y a des communautés qui sont particulièrement touchées de par leur comportement et dû au fait qu’ils sont revenus de zones à forte transmission. »

Yves Coppieters affirme que le « modèle » anversois peut se répéter dans d’autres grandes villes belges.« Je pense que c’est une question de temps. Les grandes villes belges seront dans le cas d’Anvers sous peu » avance-t-il. Mais l’épidémiologiste encourage à ne pas céder à la panique.

La situation est mal gérée à Anvers selon l’épidémiologiste

Il affirme que l’épidémie a été mal gérée à Anvers : « Anvers a perdu le contrôle de la chaîne de transmission et c’est ce qu’il faut éviter ». Mais il avance que si la situation se répète dans d’autres villes belges, elles pourront maîtriser l’épidémie : « Si la situation est davantage maîtrisée, la hausse peut être sous contrôle. Tant qu’on identifie les chaînes et le suivi de contact, il n’y a pas de raison qu’on perde le contrôle ».

Concernant Anvers, il estime qu’il faut s’attendre à un boom des hospitalisations dans les jours, voire les semaines à venir. «   On va connaître une hausse des hospitalisations, c’est inévitable, mais on espère qu’elle soit modérée » explique-t-il. L’épidémiologiste rappelle que « le virus touche actuellement surtout une population jeune qui ne fera pas de formes graves de la maladie, et dans la plupart des cas, ça ne se traduit pas par des cas compliqués. »

 
 
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