Négociations fédérales: ne pas avoir de gouvernement d’ici la rentrée serait «criminellement irresponsable», selon Bart De Wever

Négociations fédérales: ne pas avoir de gouvernement d’ici la rentrée serait «criminellement irresponsable», selon Bart De Wever

Ce vendredi, le président du PS et celui de la N-VA ont fait un rapport intermédiaire au Roi sur leur mission de préformation.

Selon le communiqué diffusé par le Palais Royal, à l’issue de l’audience qui semble avoir duré environ une demi-heure au Palais de Bruxelles, le Roi a demandé aux deux préformateurs de « réunir au plus vite les présidents de partis pouvant offrir une large assise à la formation d’un gouvernement ».

Invité par la VRT ce soir, Bart De Wever semble déterminé. Ne pas avoir de gouvernement d’ici fin août serait, d’après le président de la N-VA, « criminellement irresponsable ». « Il y a un gouvernement possible, je le pense très sérieusement. Nous avons les bases, cela peut aller vite. Le pays en a absolument besoin maintenant. Pour gérer au mieux cette crise, faire des réformes en profondeur aux niveaux institutionnel, social et économique. C’est criminellement irresponsable de bloquer cela. »

5 partis pour discuter d’un gouvernement

Dans le camp socialiste francophone, on a souligné que cinq partis, à savoir le PS, le SP.A, la N-VA, le CD&V, membre du gouvernement actuel, et le cdH « considèrent qu’il y a une base de discussion possible », « qu’il est possible d’avancer ».

En tout, ces formations représentent 70 sièges. Le Roi demande d’élargir ce socle, pour avoir une assise plus large, a-t-on fait observer, sans fixer d’exclusive sur l’élargissement des échanges avec d’autres formations démocratiques.

La balle chez les libéraux ?

La balle est à présent dans le camp de la famille libérale, a-t-on estimé vendredi au sein de plusieurs formations engagées dans les échanges entourant la mission de préformation de Paul Magnette (PS) et Bert De Wever (N-VA), après la présentation par ceux-ci d’un premier rapport au roi Philippe. « Le MR boxe au-delà de son poids », a ainsi commenté un des principaux négociateurs.

La famille libérale divisée ?

Après de récentes interviews du président du MR Georges-Louis Bouchez, certains attendent des libéraux flamands qu’ils prennent leurs distances avec leurs homologues francophones. « J’en ai assez du MR », a affirmé un autre négociateur flamand.

La note des libéraux transmise jeudi aux préformateurs comptait plus de cinquante points. Plusieurs de ceux-ci ne constituent pas, d’après ce négociateur, une base sérieuse de négociation. « Leurs propositions concernent la refédéralisation, l’affaiblissement d’éléments sociaux, la fiscalité… J’ai surtout le sentiment que Bouchez ne veut pas que Magnette réussisse. Ce parti va devoir réaliser que qu’il a significativement moins d’électeurs que le PS ».

Du côté de l’Open Vld, on confirmait que les partis libéraux ne faisaient qu’un dans la négociation.

 
 
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