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La pénurie des métiers infirmiers s’aggrave

Le nombre d’inscriptions dans les écoles n’en finit plus de chuter à un moment où la crise sanitaire se fait exigeante en main-d’œuvre.

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Temps de lecture: 5 min

Depuis de longues années, les hôpitaux peinent à recruter médecins et infirmières. Pour pallier ce manque, ils se sont tournés vers l’étranger, engageant principalement un personnel formé en Europe de l’Est (essentiellement la Roumanie) mais aussi en Afrique.

Les derniers chiffres relatifs aux inscriptions et à la remise de diplômes au terme des études d’infirmières ne laissent planer aucun doute : la pénurie connaît au mieux un statu quo pour l’instant, au pire elle s’aggrave.

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5 Commentaires

  • Posté par Pablos Gino, mardi 4 août 2020, 20:20

    A force de tirer sur l'élastique elle finit par casser,je crois que le personnel infirmier est à bout de course , les jeunes ne veulent pas vivre ce qu'on fait vivre à leurs aînés.

  • Posté par Casier Etienne, mardi 4 août 2020, 11:09

    Je m'interroge sur les causes possibles suivantes 1) le personnel infirmier n'est-il pas le larbin des médecins hospitaliers ? Ces derniers, la plupart du temps en société et indépendants, semblent avant tout préoccupés par le bénéfice de leur société (eh oui la plupart sont en société et consacrent beaucoup de temps à l'optimisation fiscale (agressive ?) avec leurs conseiller comptable et fiscal) et par les actes à effectuer afin de faire augmenter ce bénéfice. La médecine à l'acte est donc un désastre total. Les médecins qui ont bossé très dur (jusqu'a 12 ans d'études dont 5 ans de spécialisation avec des horaires de 80 heures/semaine) veulent en effet leur part du gâteau (à raison ?) . Hippocrate doit se retourner dans sa tombe ;-)) 2) L'écart salarial abyssal entre médecins hospitaliers et le personnel infirmier (voir aussi 1) 3) La financiarisation de la médecine qui requiert que la moindre action soit encodée dans des logiciels le plus souvent de piètre qualité et de piètre ergonomie. le personnel infirmier passe sans doute plus de temps derrière un écran d'ordinateur qu'au chevet des malades. Ce commentaire est également d'application aux médecins hospitaliers 4) Les médecins ne pourraient-ils pas plus participer aux tâches infirmières ?

  • Posté par Bibliotheque Jean De La Fontaine , mardi 4 août 2020, 9:34

    Je pense qu'il n'y a pas que l'aspect financier qui est en cause. Depuis longtemps déjà, il est de moins en moins possible aux infirmères et infirmiers de prendre un peu de temps pour écouter, rassurer, rire avec les patients. Or beaucoup d'entres elles et eux sont au moins autant motivé.e.s par le côté relationnel que technique du métier. La cadence des "actes" à exécuter est devenue progressivement infernale. Même sans pandémie. Même avant la pénurie. A cause des restrictions budgétaires dans le domaine des soins de santé ? Cette fameuse "Austérité" ... Ma voisine d'en face qui était infirmière en maison de repos a quitté le métier il y a quelques années déjà, après que son chef de service ait commencé à imposer unilatéralement les dates de congé aux membres du personnel. Ceci pour arriver à faire prester la quantité d'heures de service à assurer au quotidien. De plus en plus de patients mais le même personnel. Pour ma voisine, ce n'était pas compatible avec sa vie de famille.

  • Posté par Lawarrée Jacques, mardi 4 août 2020, 21:40

    Vous avez visé très juste. Depuis que les patients sont devenus des clients puis des patientèles, où l'économique à dépassé l'humain, le métier, qui exige le dont de soit et l’empathie, à commencé à perdre des candidats. Dans les années 1990 les hôpitaux engageaient déjà du personnel extra européen. L'article du Soir aurait pu être écrit au siècle dernier.

  • Posté par Ménart Michelle, mardi 4 août 2020, 8:31

    Marie Kneip : ce constat est-il aussi valable pour les sages-femmes ? Merci et bravo pour votre article !

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