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Les métiers infirmiers n’attirent plus les étudiants

Alors que la crise sanitaire est très exigeante pour la main-d’œuvre hospitalière, les métiers infirmiers n’attirent décidément plus. Les inscriptions chutent dans les écoles.

Temps de lecture: 2 min

Cela fait des années que les hôpitaux peinent à recruter médecins et infirmières. Beaucoup se sont tournés vers l’étranger (Europe de l’Est, Afrique) pour pallier ce manque. Les derniers chiffres relatifs aux inscriptions et à la remise de diplômes au terme des études d’infirmières ne laissent planer aucun doute : la pénurie connaît au mieux un statu quo pour le moment, au pire elle s’aggrave.

Cette tendance ne sera-t-elle pas encore alourdie par les craintes nées de la pandémie ? De mars à juin, le personnel des hôpitaux a travaillé sans compter pour prendre en charge plus de 18.000 patients atteints du Covid-19. Plusieurs médecins et infirmiers ont perdu la vie. Les images et les témoignages émanant du personnel hospitalier et traduisant l’immensité de la tâche pourraient en dissuader plus d’un(e) de s’engager dans ce métier, qui tient aussi de la vocation.

Pour les professionnels de la santé, la solution à cette pénurie de main-d’œuvre passe par une revalorisation de la profession grâce aux fonds débloqués début juin : « Le financement fédéral de 600 millions d’euros et le Fonds des blouses blanches de 400 millions pourraient améliorer l’encadrement et la formation et rendre la profession plus attractive pour les étudiants », notent Sidonie Laurent (Cliniques universitaires Saint-Luc) et Olivier Gendebien (Association belge des praticiens de l’art infirmer).

– 20 à – 50 %

L’allongement (de 3 à 4 ans) des études en soins infirmiers a fait baisser les inscriptions, selon la Fédération des étudiants francophones (FEF). Selon l’Ares (Académie de recherche et d’enseignement supérieur), 2.757 inscriptions pour le bachelier en soins infirmiers ont été enregistrées pour l’année académique 2018-2019, contre 3.448 en 2015, soit 20 % en moins. Le nombre d’étudiants de 1re année est aussi en baisse (2.136 en 2019, contre 2.805 en 2015). Quant à la prochaine année académique, l’incertitude demeure. Les écoles notent pour l’instant au moins une baisse de 50 % des inscriptions.

La pénurie des métiers infirmiers s’aggrave : découvrez notre analyse complète sur LeSoir+

 

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