Tests coronavirus: ZenTech saisit la justice contre l’État belge

Nouvel épisode dans la saga des tests. Plus précisément dans le combat financier qui oppose la société liégeoise ZenTech à l’État belge. Pour rappel, les autorités ont passé commande de 3,65 millions de tests sérologiques (qui permettent de détecter la présence d’anticorps anti-Covid dans le sang) au printemps dernier. Plusieurs millions de tests ont déjà été produits mais ils n’ont jamais été livrés car l’État n’a toujours pas versé un seul centime. Le prix total de la commande est estimé entre 15 et 20 millions d’euros.

ZenTech aurait déjà dû toucher une première partie pour livraison du premier lot de 1,2 million de tests au mois de mai. Les autorités refusent de payer et la société wallonne a visiblement perdu patience. Elle annonce dans un communiqué qu’elle cite l’État belge en référé afin qu’il exécute le paiement de cette tranche.

Flop des négociations

Une tentative de conciliation avait eu lieu début juillet, sans succès. Lors de cette réunion, l’État avait annoncé à ZenTech qu’il voulait revoir la commande à la baisse et qu’il allait revenir avec une proposition concrète. « Elle n’est jamais venue », regrette le porte-parole de ZenTech. « Après un long silence de la part des ministres compétents et des autorités sanitaires, nous avons appris lundi soir que la prochaine réunion n’aurait pas lieu avant le 15 septembre. Ce n’est pas possible. L’État doit arrêter de se cacher et se justifier. Personne ne l’avait obligé à signer ce contrat ! »

Plus de 4 millions d’euros ont déjà été investis par ZenTech dans la production des tests sérologiques. Ces tests ont prouvé leur efficacité, notamment récemment lors d’une campagne réalisée à grande échelle à Turin en Italie. Côté belge, on semble par contre ne pas savoir quoi en faire. Lors d’un point presse juste avant les vacances, Philippe De Backer (VLD) avait confirmé que des négociations étaient en cours avec plusieurs entreprises dont ZenTech pour renégocier les commandes de tests sérologiques à la baisse. Chez nous, ce type de test n’est accessible qu’à un public très restreint, contrairement à la France par exemple où il suffit de se rendre dans une pharmacie pour se faire piquer le bout du doigt pour découvrir si on a contracté le coronavirus.

Du côté du cabinet de Maggie De Block (VLD) qui est responsable pour le « paiement » des commandes de tests, on n’était pas en mesure de commenter l’information, au moment d’écrire ces lignes.

 
 
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