Un an après le drame: «Bjorg Lambrecht est chaque jour avec nous», évoque Tim Wellens

Bjorg Lambrecht, un an déjà...
Bjorg Lambrecht, un an déjà... - Photo News

Le destin lui a brisé les ailes, des ailes d’ange, sur une route humide du sud de la Pologne. C’était le 5 août 2019, dans les environs de Rybnik. C’était il y a un an déjà.Ce mercredi au départ du 77e Tour de Pologne, le souvenir du jeune Flandrien (il avait seulement 22 ans) sera prégnant. Sur le visage de ses équipiers du Team Lotto-Soudal, le masque imposé par la pandémie ne pourra dissimuler l’émotion, notamment lors de cette minute de silence observée avant l’envol d’un peloton au sein duquel le dossard 143 – celui qu’il avait agrafé le jour du drame- ne sera plus jamais porté.

« Mais nous n’avons nul besoin de revenir sur le sol polonais pour nous souvenir de Bjorg, il est chaque jour présent à nos côtés » : dans son style net et précis, Tim Wellens rappelle le lien indéfectible qui unit le jeune grimpeur de Knesselare et l’équipe au sein de laquelle il avait grandi. « Je l’avais vu arriver chez les pros, en provenance du noyau U23. Ses prestations sur les classiques ardennaises 2019 (NDLR : 5e de la Flèche Brabançonne, 6e de l’Amstel Gold Race, 4e de la Flèche Wallonne), quelques semaines seulement avant que l’impensable se produise, exprimaient tout le potentiel qui était en lui… »

Vivre au présent

Le fil d’un quotidien plus tout à fait le même continue depuis lors à s’effilocher, le cyclisme renaît tant bien que mal à la vie. En Pologne, les protocoles de l’UCI seront doublés de mesures imposées par les autorités locales (pas de presse par exemple), afin de limiter un rebond épidémique qui ressemble à celui de la Belgique.

Dans les rangs de l’équipe Lotto, chacun essaie avec ses propres codes de traverser le souvenir du drame qui a emporté Bjorg, sans forcément avoir recours aux échanges avec un coach mental comme ce fut le cas dans la foulée de l’accident. « Nous sommes reconnaissants que le classement des jeunes (moins de 25 ans) porte désormais son nom » précise Tim Wellens, ancien vainqueur d’étape et du classement final de l’épreuve (2016).

L’ambition partagée semble constituer le remède le plus efficace contre le spleen. Tim Wellens, Thomas De Gendt ou John Degenkolb ont ainsi la ferme intention de chasser les idées noires… « La saison sera très courte, limitée à trois petits mois » rappelle le premier d’entre eux. « De course de préparation il n’y a pas, même si personnellement, le Tour de Lombardie (15 août) et le Tour de France (29 août/20 septembre) sont déjà omniprésents dans un coin de l’esprit. Mais cette année plus que jamais, toutes les épreuves sont des objectifs à part entière. » La vie au présent, avec force.

 
 
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