Les explosions à Beyrouth peut-être dues à des «matières explosives confisquées»

Les explosions à Beyrouth peut-être dues à des «matières explosives confisquées»
AFP

Deux puissantes explosions successives ont secoué mardi Beyrouth faisant un nombre indéterminé de morts et de blessés, semant la panique et provoquant un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise.

Dans une première réaction d’un responsable, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a indiqué que les explosions étaient peut-être dues à des « matières explosives confisquées depuis des années », mais ajouté que l’enquête en cours devrait déterminer « la nature exacte de l’incident ».

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une première explosion suivie d’une autre qui provoque le gigantesque nuage de fumée. Les déflagrations ont fait trembler les immeubles et brisé des vitres à des kilomètres à la ronde.

Le président Michel Aoun a convoqué une « réunion urgente » du Conseil supérieur de la Défense et le Premier ministre Hassan Diab a décrété un jour de deuil national.

« Des centaines de blessés »

Selon l’agence nationale d’information ANI, il y a eu « des morts et des blessés ». Le président de la Croix-Rouge libanaise, Georges Kettaneh, a évoqué « des centaines de blessés », dans un appel à la télévision libanaise LBC. « Nous sommes submergés par les appels téléphoniques », a-t-il dit.

« C’est une catastrophe à l’intérieur (du port). Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps », a indiqué à l’AFP un soldat aux abords du port.

Aux abords, les dégâts matériels et destructions sont importants. Plus de deux heures après l’explosion, les flammes enveloppaient toujours le secteur. Un hélicoptère collecte de l’eau de la mer pour éteindre les incendies, a constaté une correspondante de l’AFP.

 
 
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