Beyrouth «en deuil», «brisée», «dévastée»: la presse internationale réagit à l’explosion qui a frappé la capitale libanaise

Beyrouth «en deuil», «brisée», «dévastée»: la presse internationale réagit à l’explosion qui a frappé la capitale libanaise
Reuters

Les premières images apparues sur les réseaux sociaux mardi en fin d’après-midi ne laissaient guère de doute quant à l’ampleur de la catastrophe qui a frappé Beyrouth. Sur certaines vidéos, partagées des milliers de fois, un imposant champignon de fumée blanche précède un souffle dévastateur, qui semble tout détruire sur son passage. Les premiers chiffres font état de nombreux morts et blessés, et le bilan est appelé à s’alourdir. À l’origine de ce désastre, le Premier ministre libanais Hassane Diab a pointé du doigt les quelque 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, stockées depuis près de six ans sur le port de la capitale.

La presse internationale n’a d’ailleurs pas de mots assez forts pour décrire l’ampleur de la catastrophe. Le quotidien italien La Repubblica évoque ainsi « l’enfer de Beyrouth », causé par une explosion « apocalyptique », « égale à celle d’un séisme de magnitude 4.5 ».

L’Orient le Jour, seul journal francophone libanais, très influent parmi les sphères politiques et intellectuelles locales, a publié mardi en fin de soirée une série de photos, accompagnée d’un texte succinct. « Nous étions sonnés, mardi soir, par l’ampleur de la catastrophe. Sonnés par la violence de l’explosion qui a ravagé Beyrouth ». « Quand les mots nous échappent, laissons parler les images », ont-ils justifié.

Et comme souligné par un grand nombre de quotidiens, ce drame frappe un pays déjà exsangue, ravagé par une crise économique sans précédent et la dévaluation massive de sa monnaie. Le quotidien français Le Monde explique que « la double explosion de Beyrouth touche un pays en pleine décomposition », quand le britannique The Guardian souligne que l’incident a détruit le « blé stocké dans les greniers du port », faisant craindre une crise alimentaire dans un pays « paralysé par les crises jumelles du coronavirus et du choc économique ».

Beyrouth après la catastrophe en images

 
 
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